Gouvernement
DGAC
Direction Générale de l’Aviation Civile
Bulletin Infoveille - N°4827 - 23 avril 2026
Crise énergétique : l’UE surveille son kérosène et vante la sobriété
L’Union européenne a dévoilé mercredi des mesures pour affronter la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient dont une surveillance renforcée de son approvisionnement en kérosène afin d’éviter que la pénurie cloue les avions au sol cet été. Pas de grand soir : Bruxelles a surtout égrené ses recommandations aux Etats membres, renvoyant à juin des annonces plus structurantes notamment une stratégie d’électrification du continent. La Commission européenne souligne qu’à ce stade il n’y a pas de pénurie systémique de kérosène au sein des Vingt-Sept. Mais l’inquiétude grandit alors que 20% du carburant d’aviation consommé par l’UE transitait habituellement par le détroit d’Ormuz. Une crise d’approvisionnement pourrait se produire "très rapidement", avec le risque de billets d’avion plus chers et d’annulations de vols cet été, avait récemment déclaré le Commissaire européen à l’Energie Dan Jorgensen. Pour l’éviter, Bruxelles a confirmé mercredi la création d’un observatoire des carburants qui surveillera plus particulièrement le kérosène. L’UE pourrait aussi assouplir certaines règles encadrant les créneaux aéroportuaires ou le "fuel tankering", quand les compagnies volent avec plus de carburant que nécessaire afin d’éviter de racheter du kérosène dans un autre aéroport. La Commission appelle les Etats à "maximiser la production des raffineries européennes" et à se coordonner en cas de libération de stocks d’urgence, si la crise perdure. A plus long terme, l’UE envisage d’importer du kérosène alternatif depuis les Etats?Unis ou d’imposer aux Etats européens la constitution de réserves minimales. Un partage volontaire du kérosène entre les Etats membres est aussi évoqué. (Source : connaissancedesenergies.org)
L’aéroport Schiphol d’Amsterdam a annoncé jeudi 23 avril alléger temporairement de plus de 10% ses redevances aéroportuaires auprès des compagnies aériennes, en raison du conflit au Moyen-Orient. « L’aéroport prend cette mesure car les coûts des compagnies aériennes ont augmenté de manière inattendue et brutale en raison des prix élevés du kérosène », a expliqué l’aéroport dans un communiqué. La réduction s’appliquera uniquement aux vols de jour du 27 avril 2026 au 31 mars 2027. (Source : lefigaro.fr)
Aeroporti di Roma mise sur l’IA pour fluidifier son hub de Fiumicino
Aeroporti di Roma, gestionnaire des aéroports de la capitale italienne et filiale du groupe Mundys, a annoncé l’extension à grande échelle de sa collaboration avec Outsight, spécialiste français de l’analyse de données LiDAR 3D et de la « Spatial Intelligence ». La technologie d’Outsight, déjà testée dans le cadre du programme d’innovation « Runway to the Future », sera désormais déployée dans la quasi‑totalité des zones communes de la zone Schengen de l’aéroport de Rome-Fiumicino, le principal hub italien. (Source : air-journal.fr)
Aéroport Maryse-Condé : les chiffres du trafic aérien se stabilisent au mois de mars 2026
L’aéroport Maryse-Condé affiche une stabilité concernant ses vols au mois de mars 2026, avec 207 766 passagers accueillis. Si les liaisons vers la Caraïbe et le Canada progressent fortement, les trafics vers la Martinique et la Guyane ainsi que les Îles du Nord reculent. La raison : l’arrêt des vols d’Air Antilles. Les vols vers Paris et Nantes enregistrent une légère hausse, autour de 0,4 %, grâce au redressement de l’offre de sièges vers Paris. Depuis le début de l’année 2026, plus de 640 000 voyageurs ont été comptabilisés, soit une baisse limitée de 2,6 % sur le premier trimestre. (Source : rci.fm)
L’aéroport international de Phu Quoc est appelé à devenir une plateforme aérienne de nouvelle génération, entièrement en libre-service, d’ici au Forum de la Coopération économique Asie-Pacifique de 2027. Sun Group, l’un des plus grands conglomérats privés du Vietnam, s’est associé à SITA pour mener à bien cette transformation. Afin de répondre à la demande en forte croissance du transport aérien au Vietnam, les parties ont également signé un protocole d’accord établissant un cadre de collaboration élargie pour les futurs projets aéroportuaires de Sun Group au Vietnam. (Source : aeromorning.com)
United augmente ses prix de 15 à 20% pour compenser les coûts du kérosène
United va augmenter ses tarifs de 15 à 20% afin de compenser la hausse des prix du pétrole et maintenir ses marges, ont annoncé ses responsables mercredi. Le transporteur aérien, qui a publié la veille ses résultats trimestriels et revu à la baisse ses prévisions pour l’année en cours, espère ainsi faire passer à ses clients la totalité du surcoût provoqué par l’envolée des prix du pétrole provoquée par la guerre en Iran. Il compte également réduire ses vols de 5% cette année. (Source : lechotouristique.com)
« Moins de concurrents, c’est bon pour nous » : Ryanair anticipe des faillites dans l’aérien
Le patron de Ryanair a tenu des propos sans détour sur les conséquences de la crise énergétique dans l’aérien, liée à la guerre au Moyen-Orient. « Si le pétrole reste à ces niveaux, deux ou trois compagnies aériennes européennes pourraient faire faillite en octobre ou novembre, comme Wizz Air (…) et Air Baltic. C’est une bonne chose pour notre activité, car il y aura moins de concurrents », s’est félicité Michael O’Leary auprès de la presse italienne.La crise a déjà un coût tangible pour la compagnie irlandaise. Elle lui a fait débourser 50 millions de dollars supplémentaires pour le seul mois d’avril. Si la situation perdure et que le baril se maintient autour de 150 dollars, le surcoût « pourrait atteindre 600 millions de dollars d’ici un an », calcule Michael O’Leary. (Source : lefigaro.fr)
Du carburant jusqu’à mai, après c’est l’inconnu : l’alerte de Ryanair pour l’été
Ryanair se veut rassurante sur ses approvisionnements en kérosène à très court terme, mais Michael O’Leary prévient désormais qu’un véritable risque de tension pourrait apparaître dès le mois de juin si la crise du carburant liée au Moyen‑Orient se prolonge. Au siège de Ryanair, près de Dublin, Michael O’Leary résume la ligne de crête : « Toutes les compagnies pétrolières disent qu’il n’y a pas de risque d’approvisionnement en mai, mais nous ne sommes pas encore sûrs de juin. » L’Europe dispose habituellement de sept à huit semaines de stocks de carburant aviation, ce qui permet pour l’instant de lisser les chocs, mais le blocage prolongé d’Ormuz et la désorganisation logistique changent la donne. Selon le dirigeant, Ryanair a obtenu de ses fournisseurs la garantie de livraisons complètes jusqu’à la fin du mois de mai, au prix d’une facture en forte hausse, avec environ 50 millions de dollars de surcoût pour le seul mois d’avril. (Source : air-journal.fr)
La CJEU confirme l’annulation de l’aide d’État de 6 milliards accordée à Lufthansa
La Cour de justice de l’Union européenne a confirmé, le 23 avril 2026 l’annulation de la validation par la Commission européenne d’une aide de 6 milliards d’euros accordée à Deutsche Lufthansa AG, contestée par Ryanair et Condor Flugdienst. (Source : tourmag.com)
Robert Kakue : "Le problème d’Aircal, c’est d’abord un problème de modèle"
Ingénieur aéronautique formé à l’Enac, spécialiste des mobilités insulaires et cogérant du bureau d’études Tilt, Robert Kakue a été entendu par la commission des transports du Congrès, lundi 20 avril. Alors qu’Air Calédonie a été placée en redressement judiciaire, il livre une analyse technique de la crise et avance plusieurs pistes pour tenter d’éviter la disparition de la compagnie. Entretien. (Source : lnc.nc)
Pour attirer l’attention sur soi, un salon est le lieu idéal où officiellement sont annoncés des contrats actés depuis quelques temps par les constructeurs, ces derniers médiatisant à cette occasion la commande d’appareils ou des nouveautés. Le salon de Friedrichshaffen, qui se tient du 22 au 25 avril, n’y échappe pas. (Source : aerovfr.com)
Une avancée dans l’aérien pour réduire la consommation de carburant
SITA OptiFlight utilise des données météorologiques spécifiques à chaque avion et en temps réel pour améliorer les performances de montée et permettre une réduction mesurable des émissions. ITA Airways a déjà réalisé des réductions substantielles et est en passe d’économiser plus de 7 100 tonnes de carburant et de réduire ses émissions de CO₂ de plus de 22 100 tonnes entre 2025 et 2026. L’approche innovante et axée sur les données de la compagnie, soutenue par SITA OptiFlight, améliorera ses performances tout en générant des gains et des économies. Déployé sur l’ensemble de la flotte d’ITA Airways, SITA OptiFlight calcule le profil de montée le plus efficace pour chaque vol en ajustant la vitesse, l’accélération, les changements d’altitude et le Mach de montée, grâce à l’analyse prédictive, à l’apprentissage automatique et à des données météorologiques en 4D pour tous les appareils de la flotte. (Source : tourhebdo.com)
Selon la communication financière du groupe, Boeing a enregistré au premier trimestre 2026 un chiffre d’affaires de 22,2 milliards de dollars, en hausse d’environ 14 % par rapport aux 19,5 milliards du premier trimestre 2025. Le constructeur affiche un résultat net négatif, avec une perte qui ressort autour de 90 millions de dollars, ce qui traduit un net resserrement des « nombres rouges » par rapport aux 123 millions un an auparavant. Sur le plan industriel, Boeing a livré 143 avions commerciaux au premier trimestre, soit 13 unités de plus qu’au premier trimestre 2025, et surtout un bond spectaculaire par rapport aux 83 appareils livrés sur la même période de 2024, année marquée par les inspections et restrictions de production sur le 737 MAX. Ce volume trimestriel constitue le meilleur niveau depuis 2019 pour les trois premiers mois de l’année, signe d’un redressement tangible de la capacité opérationnelle du groupe. Ces 143 livraisons se répartissent principalement entre 114 monocouloirs 737, mais aussi six 767, huit 777 et quinze 787, témoignant d’un retour à un mix produit plus équilibré. (Source : air-journal.fr)
Airbus installe la plus grande porte cargo du monde sur son futur A350F
Airbus franchit une nouvelle étape clé dans le développement de son A350F, avec l’installation en cours de sa gigantesque porte cargo de pont principal sur le premier prototype assemblé à Toulouse. Ce jalon industriel intervient alors que l’avionneur vise un premier vol au troisième trimestre 2026 et une certification autour de la mi‑2027, pour une entrée en service prévue dans la seconde moitié de la même année. (Source : air-journal.fr)
Safran inaugure son nouveau site en Allemagne
Safran Helicopter Engines a inauguré son nouveau site à Norderstedt, près d’Hambourg. Cette implantation industrielle de 3 000 mètres carrés, dédiée au service, à la maintenance et à la réparation de moteurs d’hélicoptères, permet d’accompagner la croissance de ce marché en Europe. L’inauguration officielle s’est déroulée en présence de Claus Ruhe Madsen, ministre de l’Économie, des Transports, du Travail, de la Technologie et du Tourisme du Schleswig-Holstein, ainsi que de 200 clients, partenaires et représentants institutionnels. Safran Helicopter Engines est implanté en Allemagne depuis 35 ans et assure le soutien en service de 300 exploitants d’hélicoptères en Europe du Nord, de l’Est et centrale, couvrant une flotte de 2 300 moteurs. Grâce à ce nouveau site, Safran Helicopter Engines est en mesure de proposer à ses clients des solutions de service pour les moteurs Arrius, Arriel et RTM322, avec une maintenance locale, une capacité de stockage de pièces de rechange et une disponibilité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ce nouveau site, qui remplace la précédente implantation de Hambourg, dispose d’une superficie 50 % plus importante. (Source : aeromorning.com)
À 1 010 km/h, l’avion supersonique X-59 de la Nasa frôle le mur du son à 13 kilomètres d’altitude
L’avion supersonique X-59 franchit une nouvelle étape dans la recherche aéronautique. En atteignant 1 010 km/h et 13 km d’altitude, il se rapproche du mur du son tout en testant un vol plus silencieux. (Source : ladepeche.fr)
La sécurité aérienne en Belgique est-elle en danger ? Dans un rapport alarmant relayé jeudi par Le Soir, le syndicat CGSP dénonce des défaillances « systémiques » et un manque de contrôle au sein de l’administration, pointant des risques potentiels pour les passagers malgré un plan d’actions correctives avancé par le cabinet du ministre Jean-Luc Crucke. Ce rapport établit d’importants défauts de sécurité pour les passagers, qui sont liés à une situation administrative où les défaillances seraient « systémiques ». Le document charge lourdement la direction générale du transport aérien, l’administration chargée de surveiller le bon respect des règles et des procédures dans le secteur aérien. Le syndicat épingle ses dysfonctionnements et une passivité face à un manque de contrôle du système. (Source : rtl.be)
Les pilotes portugais vent debout contre Lufthansa dans la privatisation de TAP
Alors que la privatisation de TAP Air Portugal entre dans une phase décisive, le Syndicat des pilotes de l’aviation civile tire la sonnette d’alarme sur la « culture du travail » du groupe Lufthansa, candidat à une prise de participation minoritaire dans la compagnie. Dans une lettre adressée au gouvernement, les pilotes dénoncent des pratiques jugées « antisyndicales » au sein du groupe allemand, déjà confronté à une vague de grèves et à la fermeture accélérée de sa filiale régionale CityLine, et avertissent que l’arrivée de Lufthansa dans le capital de TAP pourrait fragiliser la paix sociale et l’efficacité du hub de Lisbonne. (Source : air-journal.fr)
Voyage : malgré l’essor de l’IA, les Français privilégient encore l’expertise humaine
Si les voyageurs utilisent de plus en plus l’IA, c’est toujours sur l’intelligence humaine qu’ils appuient leurs décisions, selon une étude réalisée par YouGov pour Evaneos. 76% des Français n’ont jamais utilisé l’IA pour organiser un voyage. Sans surprise, ce désintérêt se révèle « particulièrement marqué chez les seniors », observe Evaneos. 90% des plus de 65 ans n’ont ainsi jamais utilisé l’IA pour planifier un voyage. Et 63% n’envisagent même pas de l’utiliser à l’avenir. Plus d’un tiers (37%) des 18-34 ans ont déjà questionné l’IA pour un ou plusieurs voyages, un taux significatif pour une innovation aussi récente. Mais ce sont les familles avec enfants qui sont les plus adeptes de ChatGPT et autres Gemini. Près de 4 familles avec des jeunes enfants sur 10 se tournent vers les outils à base d’IA pour simplifier une logistique souvent plus complexe. Les taux sont trois fois moins élevés parmi les couples sans enfant (12%) et les célibataires (14%). Autre enseignement : les hommes sont plus nombreux à utiliser l’IA (25%) pour l’organisation de voyages que les femmes (17%). « Pour ceux qui franchissent le pas, l’IA est principalement sollicitée pour défricher un projet de voyage », souligne Evaneos. La moitié des Français utilisent l’IA pour trouver de l’information générale sur une destination (50%), la planification d’activités et de journées types (45%) ou encore la recherche d’idées ou d’inspiration de voyage (45 %). Pour YouGov, le gain de temps représente la motivation principale (71%). (Source : lechotouristique.com)
N°4827 - 23 avril 2026