Gouvernement
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Direction Générale de l’Aviation Civile
Bulletin Infoveille - N°4824 - 20 avril 2026
Jet fuel : pourquoi l’Europe dépend désormais des États‑Unis pour faire voler ses avions
Alors que la guerre en Iran a pratiquement coupé le détroit d’Ormuz, principal corridor des exportations de produits pétroliers du Golfe, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie alerte sur le fait que l’Europe ne disposerait « peut‑être que d’environ six semaines de carburant pour avions », tandis que les aéroports, via ACI Europe, alertent Bruxelles sur un risque de « pénurie systémique » dans les trois semaines si les flux ne reprennent pas. Avant la crise actuelle, le transport aérien européen consommait de l’ordre de 1,6 million de barils de kérosène par jour, dont environ 500 000 barils importés, selon les données de l’AIE citées par la presse italienne et anglo‑saxonne. Environ 75% de ces volumes importés provenaient du Moyen‑Orient, avec un rôle central des raffineries du Golfe, notamment le complexe d’Al‑Zour au Koweït, devenu en quelques années le premier fournisseur de carburant aviation de l’UE et du Royaume‑Uni. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 40% des flux mondiaux de pétrole et une part significative des exportations de kérosène du Golfe vers l’Europe, est désormais quasiment fermé au trafic commercial en raison du conflit avec l’Iran. Pour l’instant, ce sont les États‑Unis qui jouent le rôle d’« airbag » de l’aviation européenne. En avril, près de 40% des importations de kérosène vers l’Europe proviendraient du marché américain, contre une moyenne d’environ 3% seulement sur les deux dernières années, selon les données de flux citant Kpler et d’autres plateformes de suivi maritime reprises par la presse italienne. Sans cette contribution record des raffineries américaines, les arrivées de carburant d’aviation sur le continent seraient mécaniquement retombées à environ 245 000 barils par jour, complétées par quelques cargaisons africaines ou asiatiques, ce qui aurait précipité une pénurie immédiate. Malgré cet afflux, l’AIE prévient que la région reste « exposée à des pénuries dans les mois à venir », faute de pouvoir remplacer intégralement les volumes en provenance du Golfe. (Source : air-journal.fr)
Kérosène : la France prête à libérer des stocks stratégiques en cas de "problèmes de volume"
La France ne constate pas actuellement de « difficulté » pour l’approvisionnement en kérosène des compagnies aériennes mais pourrait libérer une partie de ses stocks stratégiques en cas de « problèmes de volume », a indiqué dimanche la porte-parole du gouvernement. (Source : la-croix.com)
Bruxelles va proposer un partage « volontaire » du kérosène alors que des pénuries se profilent
La Commission européenne s’apprête à exhorter les pays de l’UE à partager volontairement leur kérosène, alors que les inquiétudes grandissent quant à d’éventuelles pénuries dans les aéroports à travers l’Europe. La Commission prévoit de présenter son plan de gestion de crise mercredi 22 avril. Un projet qui a fuité en début de semaine suggérait que les responsables n’avaient pas encore décidé de la marche à suivre face aux pénuries de kérosène qui se profilent. (Source : euractiv.fr)
Autrefois, ce n’était qu’un modeste avant-poste dans le monde de l’aviation internationale, une escale poussiéreuse où passaient la nuit les hydravions de luxe effectuant le pénible voyage entre le Royaume-Uni et les contrées lointaines de l’Empire britannique, telles que l’Inde et l’Australie. Dans les années 1960, on y trouvait une simple piste de sable du désert, utilisée comme escale de ravitaillement par les avions de ligne en route vers des destinations sans doute plus exotiques. Pourtant, aujourd’hui, Dubaï est l’un des piliers essentiels de l’industrie, et l’aéroport international de Dubaï en est le cœur battant. Les initiés s’interrogent sur ce que tout cela signifie pour le « modèle du Golfe » dans le domaine de l’aviation, qui a connu un immense succès et auquel on attribue largement le mérite d’avoir transformé les voyages longue distance et de les avoir rendus moins chers. Et cela a de graves implications pour les compagnies aériennes, les passagers et les entreprises du Moyen-Orient qui dépendent des nombreuses liaisons aériennes de la région. Mais le conflit au Moyen-Orient a tout bouleversé, selon Kristian Coates Ulrichsen, expert du Moyen-Orient à l’Institut Baker au Texas. Il affirme qu’un conflit de longue durée pourrait dissuader les voyageurs de transiter par le Golfe – et avoir un impact à long terme sur le mode de fonctionnement de ses compagnies aériennes. « Bien sûr, plus la situation perdure, plus le modèle économique sera remis en question », dit-il. « Si les gens ne se sentent pas en sécurité lorsqu’ils voyagent parce qu’ils craignent de se retrouver bloqués, ou que l’aéroport puisse être fermé à tout moment à cause d’un drone, même s’il est intercepté, cela causera beaucoup de dégâts. » (Source : bbc.com)
Strasbourg Entzheim : retour en grâce
Cela fait maintenant deux à trois ans que l’aéroport de Strasbourg retrouve des couleurs, sortant de l’ombre que projettent toujours les proches plateformes de Bâle-Mulhouse et Karlsruhe/Baden-Baden sur le trafic aérien de la ville. L’aéroport de la capitale alsacienne et européenne bénéficie d’une part de la formidable croissance de trafic généré par Volotea. L’aéroport accueille ce printemps des vols vers Munich, de Volotea, et Nantes, cette dernière liaison étant un ballon d’essai pour easyJet. (Source : voyages-d-affaires.com)
Les aéroports irlandais ont clôturé une année exceptionnelle. Selon les données de l’Office central des statistiques publiées le 16 avril et analysées par l’Irish Independent le 17 avril, un nombre record de 43,5 millions de passagers a transité par les cinq principaux aéroports du pays en 2025, dépassant de plus d’un million le précédent record établi en 2019. L’aéroport de Dublin à lui seul a accueilli 36,4 millions de passagers, confirmant son rôle de principal hub international de l’île et accentuant la pression sur le gouvernement pour accélérer l’adoption d’une législation visant à supprimer définitivement le plafond très critiqué de 32 millions de passagers. Cork, Shannon, Knock et Kerry ont tous enregistré une croissance à deux chiffres, avec une hausse de 13 % pour Cork et de 9 % pour Shannon par rapport à l’année précédente. (Source : visahq.com)
Le directeur général d’Air France-KLM, Ben Smith, se félicite que Bruxelles prépare un assouplissement de ses règles de concurrence en matière de fusions des entreprises, y voyant l’occasion de faire émerger de véritables « champions européens » du ciel. Le dirigeant y voit aussi la possibilité de concrétiser plus facilement son ambition d’intégrer de nouvelles compagnies aériennes au sein du groupe franco-néerlandais. (Source : air-journal.fr)
Air India s’adosse à WestJet pour ouvrir plus de 30 destinations au Canada et aux États‑Unis
Air India vient de conclure un accord d’interline avec WestJet, principal transporteur loisirs canadien, afin d’élargir et de fluidifier les liaisons entre l’Inde et l’Amérique du Nord au‑delà de Toronto et Vancouver. (Source : air-journal.fr)
Afrique : Etihad ouvre six lignes et muscle son hub d’Abu Dhabi
La compagnie d’Abu Dhabi a officialisé l’ouverture de six nouvelles destinations africaines : Accra (Ghana), Asmara (Érythrée), Harare (Zimbabwe), Kinshasa et Lubumbashi (République démocratique du Congo), ainsi que Lagos (Nigeria). Ces lignes seront progressivement lancées entre le 7 novembre 2026 et le 24 mars 2027, avec des fréquences comprises entre trois et sept vols hebdomadaires depuis l’aéroport international Zayed d’Abu Dhabi. (Source : air-journal.fr)
JetBlue ouvre une ligne Boston–Barcelone et confirme ses ambitions européennes
JetBlue inaugure une nouvelle liaison saisonnière entre Boston et Barcelone, sa première destination en Catalogne et sa deuxième en Espagne, après Madrid. Barcelone devient ainsi le septième aéroport européen desservi par JetBlue, tandis que Milan suivra en mai, portant à huit le nombre de villes européennes reliées par la compagnie depuis le lancement de ses opérations transatlantiques en 2021. (Source : air-journal.fr)
Le PDG de Corsair s’inquiète davantage du prix du kérosène que d’une éventuelle pénurie
Le PDG de la compagnie aérienne Corsair, Pascal de Izaguirre, s’est dit plus inquiet face au coût du kérosène que face à l’éventualité d’une pénurie, lundi sur BFM Business. Interrogé sur la conséquence la plus grave de la guerre au Moyen-Orient pour le transport aérien, Pascal de Izaguirre a répondu : « c’est vraiment l’impact économique de l’augmentation du prix ». « C’est très simple : par rapport au niveau auquel était le kérosène avant le conflit, les prix évoluent entre deux fois et deux fois et demi ce niveau », a expliqué Pascal de Izaguirre sur la chaîne d’information économique. « Le kérosène représentait environ 25 % du total des coûts d’une compagnie aérienne. Et là, il évolue entre 40 et 45 % », a précisé celui qui est également président de la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers. (Source : sudouest.fr)
Depuis Nice, cap sur la Sardaigne et les Baléares avec Twin Jet
Twin Jet renforce son ancrage à Nice pour l’été 2026 avec deux liaisons saisonnières vers Olbia, porte d’entrée de la Costa Smeralda en Sardaigne, et Minorque, île la plus sauvage des Baléares, afin de capter une clientèle azuréenne en quête de soleil à quelques heures de vol. Ces vols, opérés en Beechcraft 1900D en partenariat avec le programme de fidélité Flying Blue, s’inscrivent dans la stratégie de la petite compagnie régionale française de densifier son offre loisirs depuis les grands aéroports régionaux. (Source : air-journal.fr)
Air Moana : un quatrième avion rejoint la flotte
Après plus de 53 heures de convoyage, le nouvel avion de la compagnie Air Moana est arrivé ce samedi 18 avril. Le nouvel appareil ATR-72, baptisé Poereva, traduisez par la "perle du voyage", rejoint ainsi les trois autres avions de la flotte : Poeiti, Poenui et Poehere. Dans un premier temps, Poereva vient remplacer l’un des trois avions qui doit partir en maintenance. (Source : la1ere.francetvinfo.fr)
La compagnie aérienne française Brazza Airlines entre en piste au Congo
Brazza Airlines a officiellement lancé ses opérations le 13 avril 2026 à Brazzaville. Cette nouvelle entité, filiale de Thalair, ambitionne de structurer le transport aérien domestique en République du Congo en s’appuyant sur des standards d’exploitation européens éprouvés et certifiés. La flotte de Brazza Airlines, compagnie aérienne basée à Pointe-Noire au Congo, repose sur des appareils du constructeur Embraer, immatriculés en France. (Source : aerobuzz.fr)
Mobilité aérienne : Dubaï met en service sa première station de taxis volants
Dubaï vient d’inaugurer sa première station de taxis volants, nouvelle pièce maîtresse de sa stratégie de mobilité urbaine futuriste. Présentée comme l’une des premières infrastructures de ce type au monde, cette station doit servir de hub aux futurs services de taxis aériens électriques, censés désengorger les axes routiers les plus saturés et renforcer l’image high‑tech de l’émirat. mplantée à proximité de l’aéroport international de Dubaï, la station Skyports se déploie sur plusieurs niveaux, avec des aires de décollage et d’atterrissage dédiées aux appareils à décollage et atterrissage vertical, ainsi que des espaces d’accueil pour les passagers. Elle doit être intégrée aux réseaux routier et de transport public afin de faciliter les correspondances entre le sol et les airs. Les autorités locales présentent ce nouvel équipement comme le futur « cœur » du réseau de taxis volants de Dubaï. (Source : air-journal.fr)
Un nombre record de plus de 8 000 personnes ont postulé pour des emplois dans le système de contrôle du trafic aérien américain en difficulté au cours des 13 premières heures d’une campagne de recrutement axée sur les personnes qui aiment jouer aux jeux vidéo, a déclaré vendredi le secrétaire aux transports Sean Duffy. Sean Duffy a indiqué que son équipe avait interrogé un groupe de contrôleurs actuels et avait appris que la plupart d’entre eux jouaient à des jeux vidéo, ce qui a incité le ministère à recruter au sein de cette "communauté". "Si vous pensez simplement à ce que ces joueurs font sur les écrans, et qu’ils parlent et qu’il y a beaucoup de choses qui se passent, ils sont habitués à cela, et c’est en fait ce que vous faites dans une tour", a-t-il déclaré. Le système américain de contrôle du trafic aérien est à bout de souffle. De nombreux contrôleurs effectuent des heures supplémentaires obligatoires et des semaines de six jours, et l’académie de formation au contrôle du trafic aérien de la FAA a connu de graves problèmes de rétention des étudiants. (Source : boursorama.com)
Vatry, un avion Ryanair décolle en direction du Maroc sans ses 192 passagers
Le 14 avril dernier, un avion de Ryanair a décollé de l’aéroport de Vatry (Marne), en direction de Marrakech… sans ses passagers. Les 192 personnes qui avaient réservé leur place n’avaient pu embarquer à bord de l’appareil, par manque d’agents de sûreté en charge de la sécurité des barrages et des filtrages pour les départs, rapporte ICI Grand-Est. Une grande partie du personnel, employé par le prestataire « Sécurus », était en arrêt maladie ce jour-là. A en croire la direction générale du groupe Sécurus, il était impossible de dépêcher une autre équipe sur place pour assurer le vol en temps et en heure, a-t-il encore rapporté. Selon le directeur, l’indemnisation des passagers n’est pas du ressort de l’aéroport. « S’il y a des frais engendrés, ils sont alors répercutés sur l’exploitant, qui lui-même répercutera sur son prestataire qui n’a pas effectué ce qu’il devait faire », s’est-il justifié auprès d’ICI. Mais c’est précisément là que le bât blesse : les responsables se renvoient la balle, puisque la compagnie Ryanair a répondu aux passagers en colère qu’« aucune indemnisation n’était possible en cas de grève », alors même que « ce n’est pas une grève », s’agace Pauline*, passagère citée par ICI. « Vous n’aurez pas droit à indemnisation si le vol est annulé pour une raison indépendante de notre volonté, par exemple, une grève des contrôleurs aériens, des conditions météorologiques défavorables, une urgence médicale, etc. qui n’aurait pas pu être évitée même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises », a ainsi répondu la compagnie aérienne à ICI Grand Est. Et les sollicitations auprès du prestataire de sûreté aéroportuaire Sécurus restent lettre morte. De quoi susciter l’ire de nombreux passagers. (Source : lefigaro.fr)
« Ils sont partis sans nous » : deux vols Ryanair pour Marrakech décollent sans leurs passagers
Depuis l’aéroport de Vatry comme de celui de Marseille-Provence, deux vols Ryanair à destination de Marrakech ont décollé sans une partie, voire la totalité de leurs passagers, sur fond de sous-effectifs dans les services de sûreté et de contrôles saturés aux frontières. Entre exploitants d’aéroport, prestataire de sûreté, police aux frontières et compagnie low cost, chacun se renvoie désormais la responsabilité, tandis que les voyageurs, eux, cherchent encore à faire valoir leurs droits et à obtenir une indemnisation. (Source : air-journal.fr)
Bloqués à Vatry pendant que leur vol Ryanair décollait vers Marrakech, les voyageurs semblaient avoir un dossier en or. Mais en droit européen, leur situation pourrait ne pas relever du refus d’embarquement, ce qui complique sérieusement toute indemnisation.Pour Emmanuelle Hober Zaffran, avocate au barreau de Paris, fondatrice du cabinet EHZ Avocats, spécialisé en droit aérien et droit du tourisme, le point est net : « Le simple fait d’être présents dans l’aéroport mais bloqués avant le filtrage de sûreté ne répond pas à cette condition de présentation à l’embarquement. » Autrement dit, être dans l’enceinte aéroportuaire ne suffit pas. Le règlement ne protège pas une présence générale dans le terminal ; il protège un passager qui s’est présenté dans les délais requis, jusqu’au stade effectif de l’embarquement. Or, à Vatry, les passagers au départ pour Marrakech n’avaient pas passé les contrôles de sûreté. Ils n’étaient donc pas encore, juridiquement, à la porte. La juriste pousse le raisonnement jusqu’à sa conclusion la plus sévère : « Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’un refus d’embarquement ouvrant droit à indemnisation au sens du règlement, dans la mesure où les passagers n’étaient pas présents à l’embarquement à l’heure indiquée. » (Source : lefigaro.fr)
Réclamations passagers : un jugement finlandais valide la politique de Finnair
La Cour de marché de Finlande a débouté l’Autorité finlandaise de la concurrence et de la consommation et la médiatrice des consommateurs, qui contestaient la politique de Finnair consistant à rejeter les demandes d’indemnisation déposées plus de deux mois après un vol perturbé. La compagnie nationale échappe ainsi à une amende de 300 000 euros et voit confortée sa marge de manœuvre pour encadrer les réclamations liées au règlement européen EC 261/2004. (Source : air-journal.fr)
Emissions de CO₂ : les low‑cost dominent le palmarès 2025 de Cirium
Scoot a été désignée compagnie aérienne la plus efficiente au monde en termes d’émissions de CO₂ en 2025, devant Wizz Air, TUI Airways, Air Europa et Frontier, selon le dernier rapport EmeraldSky du fournisseur de données aériennes Cirium. Qatar Airways, Ryanair et Turkish Airlines se distinguent de leur côté comme transporteurs mondiaux les plus performants lorsqu’on raisonne en capacité totale de sièges (ASK)Le palmarès 2025 confirme la montée en puissance des transporteurs à bas coûts dans la réduction des émissions carbone par siège‑kilomètre. Derrière Scoot, Wizz Air se classe deuxième, suivie de TUI Airways, Air Europa et Frontier Airlines, les cinq transporteurs obtenant le statut Or EmeraldSky, avec des flottes parmi les plus récentes du marché. Parmi les 15 compagnies les plus efficientes au monde, on retrouve notamment TUIfly, Virgin Atlantic, AirAsia X, Pegasus, Jetstar, Condor, Spirit Airlines, Iberia, Volaris et IndiGo, réparties entre les niveaux Or, Argent et Bronze. Cirium relève que les opérateurs long‑courriers comme Virgin Atlantic parviennent à se rapprocher des performances des low‑cost moyen‑courrier grâce au renouvellement accéléré de leurs log-courriers et à des configurations à plus forte capacité.. (Source : air-journal.fr)
« Nous bousculons le secteur » : le carburant durable peut-il protéger les compagnies aériennes ?
« Aujourd’hui, le marché européen de l’aviation pèse 56 milliards de dollars. En 2030, il dépassera les 100 milliards de dollars », a déclaré à l’émission The Big Question le directeur général d’EcoCeres, spécialiste des carburants d’aviation durables. Mais le secteur aérien peut-il continuer de croître tout en permettant à l’Europe d’atteindre ses objectifs de durabilité ? Et alors qu’une géopolitique de plus en plus imprévisible menace la continuité de l’approvisionnement en carburant, comment le secteur fera-t-il voler ses avions ? Les récents événements ont fait grimper le prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, ce qui a entraîné un doublement du prix du kérosène, passé d’environ 750 à 1 500 dollars. Dans cet épisode de The Big Question, le PDG d’EcoCeres, Matti Lievonen, a rejoint Angela Barnes en plateau pour expliquer en quoi leur carburant d’aviation durable (SAF) pourrait constituer une solution. (Source : euronews.com)
Vietjet signe pour dix COMAC C909 lors d’une visite d’État à Pékin
Vietjet a signé un accord de crédit-bail pour dix biréacteurs régionaux chinois COMAC C909 avec la société SPDB Financial Leasing, consolidant un rapprochement déjà engagé entre les industriels aéronautiques chinois et le transporteur low-cost vietnamien. Avec cet accord portant sur jusqu’à dix avions, Vietjet pourrait devenir l’un des plus importants opérateurs du C909 en dehors de la Chine, contribuant ainsi à la visibilité internationale du programme. Pour COMAC, qui cherche depuis plusieurs années à imposer l’ARJ21/C909 au‑delà du marché domestique, la signature d’un transporteur low‑cost reconnu en Asie constitue un soutien précieux, même si le volume reste modeste à l’échelle des grands programmes régionaux occidentaux. L’introduction de ces appareils en crédit‑bail, plutôt qu’en wet lease, implique cette fois une intégration plus structurelle : Vietjet devra gérer la formation de ses propres équipages, la qualification des équipes de maintenance et l’adaptation de ses procédures opérationnelles à un type d’appareil encore peu répandu dans la région. L’opération sera donc aussi un test grandeur nature de la capacité de COMAC à soutenir, sur la durée, un client étranger en termes de support technique, de pièces détachées et de navigabilité, un point clé pour la crédibilité du constructeur chinois face à la concurrence. (Source : air-journal.fr)
L’EASA donne son feu vert au nouveau GTF Advantage de Pratt & Whitney pour l’A320neo
L’EASA a certifié le moteur Pratt & Whitney GTF Advantage pour équiper la famille Airbus A320neo, après la certification de la FAA en février 2025 et la validation de type par l’EASA en octobre 2025. Cette dernière étape réglementaire permet désormais les premières livraisons de moteurs de série et prépare l’entrée en service commercial sur monocouloirs dès cette année. (Source : air-journal.fr)
Réouverture d’une partie de l’espace aérien iranien
L’espace aérien de l’Iran a été partiellement rouvert samedi matin et les vols internationaux sont à nouveau autorisés à survoler l’est du pays, a annoncé l’organisation de l’Aviation civile, citée par l’agence de presse Tasnim. (Source : lorientlejour.com)
Qatar : reprise progressive des vols des compagnies étrangères
Le Qatar a annoncé lundi une reprise progressive des vols opérés par les compagnies étrangères à l’aéroport de Doha, pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. L’autorité de l’aviation civile a « publié un avis annonçant la reprise progressive des opérations des compagnies aériennes étrangères dans l’État du Qatar », selon un communiqué. Cette autorisation « fait suite à une évaluation approfondie de la situation », a-t-elle indiqué, ajoutant que « la sûreté et la sécurité de tous restaient sa priorité absolue ». Le pays du Golfe avait fermé son espace aérien après le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran le 28 février, suivie d’attaques de représailles menées par Téhéran contre ses voisins. (Source : lefigaro.fr)
Cinq passagers débarqués d’un vol Easyjet… un excès de poids en cause
Alors qu’ils s’apprêtaient à rejoindre l’Espagne, cinq passagers d’un vol Easyjet se sont portés volontaires pour descendre de l’avion après que le pilote leur a demandé, juste avant le décollage, de quitter l’avion car il était trop chargé pour partir. La compagnie a confirmé cet incident, affirmant que la sécurité des passagers était la « priorité absolue ». « Cinq passagers du vol reliant Southend à Malaga samedi se sont portés volontaires pour voyager sur d’autres vols, l’appareil dépassant les limites de poids autorisées compte tenu des conditions météorologiques et de la courte longueur de la piste », a précisé un porte-parole de la compagnie EasyJet. Easyjet a assuré que ces passagers ont pu bénéficier d’un « transport et d’un vol ultérieur pour Malaga, le même jour, gratuitement, au départ de Londres Gatwick ». Ils seront également indemnisés, « conformément à la réglementation ». Celle-ci énonce qu’un passager qui se voit refuser l’embarquement sur un vol moyen-courrier a droit à une indemnisation allant de 200 euros à 345 euros. (Source : capital.fr)
Deux affaires de trafic de drogue mettent en cause des salariés d’aéroport, l’une à Paris‑Charles de Gaulle, l’autre à Barcelone‑El Prat, sur fond de détournement du circuit normal des bagages. Quatre employés de l’aéroport de Paris‑CDG ont été mis en examen dans le cadre d’un trafic international de stupéfiants entre le Brésil et la France, selon les informations révélées jeudi. Ces salariés, travaillant pour un prestataire en charge de la manutention des bagages, sont soupçonnés d’avoir aidé des trafiquants à faire sortir de l’aéroport des valises chargées de cocaïne, en contournant les contrôles habituels. L’enquête, confiée à la Section de recherches des transports aériens de la Gendarmerie, a mis au jour un mode opératoire répétitif : à l’arrivée de vols en provenance du Brésil, certains bagages étaient discrètement extraits du circuit classique puis récupérés en zone réservée, avant d’être exfiltrés hors de la plateforme. Le réseau aurait ainsi permis de sortir « entre 20 et 50 kilos de cocaïne par mois » de Paris‑Charles de Gaulle. À Barcelone‑El Prat, c’est un dispositif comparable qui vient d’être démantelé. D’après le site L’Indépendant, quatre employés de l’aéroport catalan ont été arrêtés pour leur implication présumée dans un trafic de drogue reposant sur la manipulation de bagages en provenance d’Amérique latine. Citant le média catalan El Casoe, L’Indépendant explique que « les valises ne passaient pas les contrôles et étaient livrées directement aux trafiquants » : les suspects sont accusés d’intercepter certains bagages avant les filtres de sûreté, puis de les remettre à des complices à l’abri des regards. Au total, cinq personnes ont été interpellées dans ce dossier, dont quatre employés d’El Prat, présentés comme des maillons clés du dispositif. (Source : air-journal.fr)
En ce dimanche 19 avril, selon nos informations, un incident de sécurité s’est produit. Une passagère a déclenché l’alarme aux portiques du terminal Billy. Mais elle n’a pas attendu la fouille d’un agent de sécurité. Cette dame inattentive a continué jusqu’au duty free. « Cela a déclenché une procédure de sûreté », dévoile le service communication de l’aéroport. En effet, même si la cliente a été perdue de vue à peine quelques secondes, la sécurité doit considérer que la zone d’embarquement a été compromise. La mise en cause aurait très bien pu faire rentrer un objet ou une matière dangereuse. Dès lors, un protocole très strict a été appliqué : l’évacuation de la zone d’embarquement. Cela a aussi concerné trois avions en cours d’embarquement. Au total, presque 500 personnes ont dû quitter les appareils, revenir dans le hall et repasser les contrôles de sécurité. L’opération a engendré un retard d’une heure sur les départs. (Source : sudouest.fr)
Fin de la grève des pilotes : Lufthansa espère un retour à la normale ce dimanche
Un accord a été trouvé entre les pilotes de Lufthansa et la direction du groupe, mettant fin à une semaine de grève qui a fortement perturbé le trafic de la compagnie aérienne allemande. Le programme de vols doit revenir à la normale ce dimanche, a indiqué un porte‑parole de Lufthansa, même si quelques réajustements restent possibles le temps de repositionner avions et équipages. (Source : air-journal.fr)
N°4824 - 20 avril 2026