Gouvernement
DGAC
Direction Générale de l’Aviation Civile
Bulletin Infoveille - N°4898 - 17 septembre 2026
Vers une année grise pour le trafic aérien français
Avec 98,3 millions de passagers (-0,8%) au premier semestre 2026, le trafic des aéroports français demeure inférieur de 2,6 % à son niveau de 2019. Après plusieurs années de reprise post-Covid, cette contraction marque un coup d’arrêt. Surtout, l’écart se creuse avec le reste de l’Europe : la France perd des passagers tandis que les pays de l’UE+ (UE, Suisse, Royaume-Uni et les pays de l’EEE) poursuivent leur croissance. Le contraste avec le reste de l’Europe s’accentue : selon l’ACI Europe, le trafic des pays de l’UE+ progresse de 2,6 % sur un an et dépasse désormais de 6,9 % son niveau d’avant-crise. Plusieurs grands marchés poursuivent leur croissance, notamment l’Italie (+4,2 %), l’Espagne (+3,7 %), le Danemark (+6,6 %) et la Grèce (+5,0 %). La France figure ainsi parmi les rares grands marchés européens en contraction. Selon l’indicateur tendanCiel de la DGAC, la faiblesse touche désormais presque tous les faisceaux : le trafic intérieur baisse de -1,8 %, les liaisons transversales métropolitaines chutent de -7,9 % et les liaisons métropole–outre-mer reculent de -1,2 %. Surtout, le trafic international diminue de -0,6 %, alors qu’il avait été le seul moteur de la croissance française en 2025. La fermeture de la piste principale de Bâle-Mulhouse, du 15 avril au 16 mai, a entraîné la perte d’environ un million de passagers et explique une part importante du recul semestriel. Hors Bâle-Mulhouse, le trafic du 1er semestre est quasiment stable par rapport à celui de l’année dernière. Après le choc fiscal de 2025, le transport aérien français subit désormais un nouveau choc, géopolitique et énergétique. (Source : aerobuzz.fr)
98,3 millions de passagers au premier semestre : les aéroports français reculent encore
Avec 98,3 millions de passagers accueillis au premier semestre 2026, les aéroports français affichent un recul de 0,8% sur un an. Dans le même temps, le trafic européen progresse de 2,6%. L’Union des aéroports français et francophones associés (UAF & FA) y voit le signe d’un décrochage durable et demande, à l’approche du projet de loi de finances 2027, un allègement de la fiscalité aérienne. (Source : air-journal.fr)
Été 2026 : Beauvais, Nice et Figari, champions français des retards aériens
Entre météo défavorable, incendies, congestion du trafic aérien et mouvement social chez easyJet, l’été 2026 a mis la ponctualité des vols à rude épreuve en France. Selon une étude de Flightright, Beauvais, Nice et Figari sont les aéroports où la part des arrivées retardées a été la plus élevée, tandis que Paris-CDG concentre de très loin le plus grand volume de vols en retard. (Source : air-journal.fr)
Nantes Atlantique, un un nouveau contrat pour Vinci
Nantes Atlantique connaît son futur gestionnaire. Sauf nouveau rebondissement, l’État a choisi de maintenir sa confiance à Vinci pour un nouveau contrat d’une durée de 40 ans à partir de 2027. Un nouveau contrat qui doit notamment permettre de moderniser l’aéroport. Un chantier XXL qui fait craindre aux riverains une augmentation du nombre de vols. (Vidéo). (Source : ouest-france.fr)
Dans l’aérien, la flambée du kérosène fait ses premières victimes
La facture du kérosène commence à laisser des traces dans les bilans des compagnies aériennes. Après la mise sous protection du chapitre 11 d’Air Baltic, lundi, AirAsia fait à son tour l’objet d’un suivi rapproché des autorités malaisiennes. Deux situations différentes, mais un même problème : avec l’envolée des prix du carburant, les transporteurs les plus fragiles voient leurs marges de manœuvre se réduire rapidement.
Le choc est particulièrement brutal : le coût moyen du carburant payé par AirAsia a bondi de 66 % au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents, à 183 dollars le baril. La compagnie, qui compte un peu plus de 250 avions, a enregistré sur la période une perte nette de 831 millions de ringgits, soit environ 176 millions d’euros, notamment sous l’effet de la hausse du kérosène et de lourdes pertes de change. Selon Reuters, le gouvernement malaisien a demandé à Malaysia Airlines et Batik Air si elles seraient capables d’absorber une partie de l’activité domestique d’AirAsia en cas de besoin. Ces discussions, qui associent notamment le ministère malaisien des Finances et l’opérateur aéroportuaire Malaysia Airports Holdings Berhad, relèvent officiellement d’une réflexion sur différents scénarios. Elles témoignent néanmoins des inquiétudes croissantes autour de la compagnie. En Europe, le signal est encore plus concret. Air Baltic a demandé lundi la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites afin de restructurer sa dette. La compagnie lettone, contrôlée à 88,4 % par l’Etat, a obtenu une ligne de crédit de 350 millions d’euros de ses créanciers pour poursuivre ses activités pendant la procédure. (Source : latribune.fr)
American Airlines ,United Airlines et Southwest Airlines réduisent leurs programmes de vols prévus suite à la récente flambée des prix du carburant qui menace leurs bénéfices, ont déclaré mercredi des dirigeants. Le secteur aérien américain s’est appuyé sur une réduction de ses capacités, une demande résiliente et des tarifs plus élevés pour absorber la flambée des coûts du carburant depuis le début de la guerre en Iran . Les dirigeants des trois compagnies aériennes ont déclaré mercredi que la demande restait forte même après les hausses de prix, ce qui les aidait à compenser en grande partie la hausse du coût du kérosène. Mais la dernière flambée des prix du carburant les pousse à réévaluer les liaisons les moins rentables d’ici la fin de l’année et, éventuellement, jusqu’en 2027. (Source : boursorama.com)
Aegean Airlines prépare sa prise de contrôle de Volotea
Aegean Airlines serait sur le point de prendre le contrôle effectif de Volotea, au terme d’une restructuration combinant conversion de dette et apport de fonds nouveaux. L’opération, qui reste soumise à plusieurs conditions et n’a pas été confirmée officiellement par la compagnie espagnole, interviendrait alors que Volotea affiche une amélioration nette de sa rentabilité opérationnelle, mais demeure fragilisée par des pertes comptables et des fonds propres négatifs. (Source : air-journal.fr)
easyJet améliore son offre affaires pour contrer Transavia
Six mois après l’arrivée de Transavia sur les lignes Orly-Nice et Orly-Toulouse en lieu et place des navettes d’Air France, easyJet fourbit de nouvelles armes pour faire face à la concurrence. L’enjeu est important car les deux lignes ne sont pas seulement les plus fréquentées en France. Faute d’offre ferroviaire alternative performante, elles sont également plébiscitées par les voyageurs d’affaires, notamment ceux qui font l’aller-retour dans la journée. Pour les inciter à voyager sur ses avions, easyJet a signé un accord avec les salons la Croix du Sud à l’aéroport de Toulouse-Blagnac et Infinity à l’aéroport Nice-Côte d’Azur, où la compagnie est leader en nombre de passagers, devant Air France. La compagnie signe un partenariat avec le groupe hôtelier IHG. (Source : tourmag.com)
Chapitre 11 : AirBaltic obtient 140 millions d’euros et garde ses avions en ligne
Placée sous la protection du Chapitre 11 américain depuis le 14 septembre, airBaltic a obtenu du tribunal des faillites du district sud de New York l’autorisation d’utiliser immédiatement 140 millions d’euros d’un financement total de 350 millions d’euros. La compagnie lettone assure que ses vols, ses réservations, ses remboursements et le paiement de ses salariés se poursuivent normalement, tandis qu’elle ouvre une profonde restructuration financière censée aboutir vers juin 2027. (Source : air-journal.fr)
BermudAir se lance dans le fret avec le premier Embraer E190F des Amériques
BermudAir va exploiter un Embraer E190F, avion-cargo issu de la conversion d’un E190 de transport de passagers. Loué auprès de la société américaine Regional One, l’appareil doit faire de BermudAir le deuxième exploitant mondial du programme E-Freighter et le premier sur le continent américain, sous réserve des autorisations réglementaires. (Source : air-journal.fr)
La demande pour les carburants d’aviation durables existe. Mais les règles actuelles de comptabilisation carbone freinent encore la capacité des entreprises à contribuer à leur financement. (Source : journaldunet.com)
À Fos-sur-Mer, H4 veut produire le kérosène de demain
Porté par le développeur français H2V et le groupe allemand Hy2gen, H4 représente un investissement évalué à environ 1,6 milliard d’euros. La future installation reposerait sur trois unités d’électrolyse d’une puissance totale de 300 mégawatts. A partir d’eau, d’électricité et de CO₂ capté, H4 Marseille Fos ambitionne de produire un carburant aérien moins carboné dès 2032. À terme, l’usine pourrait en produire 75 000 tonnes par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle annoncée des aéroports du quart sud-est de la France. (Source : lemeridional.com)
Boeing : le 737 MAX 10 en phase finale, les essais du 777X pourraient glisser en 2027
Boeing espère obtenir « très bientôt » la certification américaine du 737 MAX 10, version la plus longue de sa famille monocouloir remotorisée. Kelly Ortberg, le directeur général du groupe, assure que les essais sont achevés et que les dernières étapes relèvent surtout de la documentation réglementaire. Le constructeur reste toutefois confronté à une montée en cadence difficile du 737 et à un nouveau risque de décalage sur le 777X. (Source : air-journal.fr)
L’appareil de la compagnie iranienne Sepehran Airlines devait relier le 15 septembre dernier Mashhad to Kermanshah, mais il a du effectuer un atterrisage d’urgence peu après son décollage à Machhad suite à une avarie mécanique impressionnante. Au moment de prendre son envol vers Kermanshah, un pneu de l’appareil aurait violemment éclaté provoquant des jets de débris. Ces derniers auraient suite été aspirés par un des moteurs de l’avion provoquant d’importants dommages. L’équipage décide alors logiquement de déclarer une situation d’urgence et de faire demi-tour pour retourner à l’aéroport. L’atterrissage est alors si brutal qu’une partie du plafond de la cabine s’effondre littéralement sur les passagers suite à de fortes vibations. Aucun blessé n’a néanmoins été signalé ; une fois l’appareil immobilisé, tous les passagers et les membres d’équipage ont été évacués en toute sécurité, relate The Indian Express. L’Organisation de l’aviation civile iranienne va désormais ouvrir une enquête sur cet incident. (Source : bfmtv.com)
Belgique : conflit social dans le contrôle aérien, des dizaines de vols déjà annulés
Un conflit social autour des primes de nuit dans le contrôle aérien contraint l’aéroport de Charleroi à annuler plus de 40 vols d’ici à jeudi matin, a indiqué mercredi l’aéroport, plateforme majeure de la compagnie Ryanair en Europe. « Sur la base des informations reçues de la part des compagnies aériennes, ce ne sont pas moins de 44 vols qui seront annulés entre mercredi 16 septembre et jeudi 17 septembre 8h. Plus de 7000 passagers sont directement impactés », précise l’aéroport sur son site. Un syndicat du secteur réclame pour les contrôleurs aériens de Charleroi un alignement des primes de travail de nuit sur celles pratiquées à Liège, grande plateforme du fret aérien en Belgique. Mais la société Skeyes qui les emploie refuse cette harmonisation, selon elle injustifiée car il n’y a quasiment pas de trafic de nuit à Charleroi au contraire de Liège où il y a « 27 vols par nuit en moyenne ». En désaccord avec leur direction, des contrôleurs ont décidé d’arrêter le travail entre 22h et 8h pendant 24 nuits d’affilée, du 16 septembre au 10 octobre. « Sur l’ensemble de la période annoncée, environ 832 mouvements de vol devraient être affectés, dont 487 vols du matin (avant 8h) et 345 vols de nuit » (après 22h), selon Skeyes. (Source : lefigaro.fr)
Destinations : les tops et les flops en 2026
L’année 2026 va rester dans les annales. Après un bon démarrage, le compteur s’est grippé fin février, à l’annonce de la guerre entre l’Iran et les États-Unis. Les réservations habituelles du printemps se sont arrêtées net et le retard n’a pas été récupéré, malgré une reprise estivale tardive. Selon le baromètre Orchestra réalisé pour L’Écho touristique, le volume d’affaires des réservations en agences a enregistré une forte baisse trois mois consécutifs entre février et mai (-20%, -13%, -21%), puis a légèrement augmenté de 2% en juin, avant de baisser à nouveau de 1% en juillet et de remonter de 7% en août. Dans le top 20 des destinations vendues en séjour par les agences de voyages, on retrouve sans surprise la France en tête, pour des départs effectués du 1er janvier au 10 septembre. Suivent l’Espagne (+0,1%), la Tunisie (-5,3%), la Grèce (-7,1%), le Maroc (+1,6%) et l’Italie (-5%). Seule l’Egypte enregistre une franche embellie de 14,3%, grâce notamment au nouveau musée du Caire. Une exception notable : l’Albanie affiche une insolente percée de +299% par rapport à 2025, boostée par une meilleure desserte aérienne. « Le pays a attiré 300 000 Français en 2025, soit autant que Malte », précise Linda Lainé. Au global, depuis le début de l’année, les ventes de séjours en agences accusent une baisse de 5,1%.
(Source : lechotouristique.com)
N°4898 - 17 septembre 2026