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Direction Générale de l’Aviation Civile
Bulletin Infoveille - N°4882 - 24 août 2026
La capacité aérienne mondiale atteint 568,2 millions de sièges programmés en août 2026, en hausse de 2,6% sur un an. La progression reste modérée, selon les données d’OAG, alors que les perturbations au Moyen-Orient continuent de réduire l’offre dans la région et de modifier certains grands flux de voyage. Les compagnies aériennes proposent 14,2 millions de sièges supplémentaires par rapport à août 2025. Elles desservent 3 991 aéroports dans le monde, exploités par 732 transporteurs. L’Asie du Nord-Est constitue le premier moteur de croissance, avec 5,1 millions de sièges additionnels sur un an. L’Europe occidentale suit avec 4,7 millions de sièges supplémentaires. L’Afrique centrale et occidentale affiche la plus forte progression relative : +15,2%, à 3,4 millions de sièges. L’Afrique du Nord progresse de 11,2%, tandis que l’Europe centrale et orientale gagne 10,9%. Le Moyen-Orient reste la principale région en baisse. Sa capacité recule de 1,47 million de sièges, soit -5,7% par rapport à août 2025, à 24,1 millions de sièges programmés. Bien entendu, OAG attribue ce recul à « l’instabilité persistante dans la région ». La baisse est toutefois moins marquée qu’en juillet, lorsque la capacité du Moyen-Orient était en retrait de 7% sur un an. Trois autres zones affichent une capacité inférieure à celle d’août 2025 : les Caraïbes (-4,6%), le Pacifique Sud-Ouest (-2,1%) et l’Asie du Sud (-1%). (Source : air-journal.fr)
Capacité aérienne : la Thaïlande recule dans le ciel d’Asie du Sud-Est, dépassée par le Vietnam
La Thaïlande est rétrogradée au troisième rang d’Asie du Sud-Est pour la capacité en sièges aériens, dépassée par le Vietnam pour le deuxième mois consécutif. Cette baisse, constatée en août 2026, résulte d’importantes réductions de vols opérés par plusieurs compagnies thaïlandaises en raison de la flambée des coûts d’exploitation, principalement le kérosène.
Selon les données de l’analyste OAG, la capacité totale en Thaïlande a reculé de 1,7% sur un an, à 7,19 millions de sièges. Celle du Vietnam a, à l’inverse, progressé de 10%, à 7,27 millions de sièges, portée notamment par une forte hausse du trafic intérieur (+13,8%). L’Indonésie conserve la première place en Asie du Sud-Est avec 11 millions de sièges. L’aéroport Bangkok-Don Mueang, principale base des compagnies low cost, est particulièrement touché, avec une baisse de 7,5% de sa capacité. (Source : air-journal.fr)
Istanbul établit un double record de trafic aérien en Turquie et en Europe
Le 16 août 2026, l’aéroport d’Istanbul a accueilli 290 287 passagers et traité 1 739 mouvements commerciaux. Selon les autorités turques, il s’agit des plus hauts niveaux jamais atteints sur une seule journée par un aéroport, à la fois en Turquie et en Europe, confirmant la montée en puissance de la plate-forme comme hub intercontinental. La performance d’Istanbul s’inscrit dans une semaine particulièrement dense pour le réseau aérien européen. EUROCONTROL a relevé une moyenne de 36 174 vols quotidiens durant la semaine 33, du 10 au 16 août, soit 3% de plus qu’à la même période de 2025. L’organisme européen de gestion du trafic aérien indique qu’Istanbul, Dublin et Istanbul-Sabiha Gökçen ont tous trois établi de nouveaux records quotidiens de mouvements. La Turquie a, à elle seule, compté six nouveaux pics de trafic sur la période : pour le centre de contrôle d’Istanbul, Turkish Airlines Group, Pegasus, SunExpress ainsi que les deux grands aéroports stambouliotes. (Source : air-journal.fr)
Trafic aérien : Roissy-CDG et Orly à contre-courant en juillet malgré l’été
Groupe ADP a accueilli 36,6 millions de passagers sur son réseau aéroportuaire en juillet 2026, soit une progression limitée à 0,3% sur un an. À Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly, le trafic a reculé de 1%, à 10,1 millions de voyageurs, malgré un effet de comparaison favorable lié aux grèves de juillet 2025. Les réductions de programmes liées au conflit au Moyen-Orient, le renchérissement du carburant et plusieurs contraintes opérationnelles continuent de peser sur l’activité. L’été n’a pas suffi à effacer les turbulences du printemps. En juillet 2026, Paris Aéroport — qui réunit Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly — a accueilli 10,12 millions de passagers, en baisse de 1% par rapport à juillet 2025. Roissy-CDG a enregistré 6,80 millions de voyageurs (-0,5%) et Orly 3,32 millions (-1,9%). Dans le même temps, les mouvements d’avions ont légèrement progressé, de 0,2%, à 63 553 décollages et atterrissages. (Source : air-journal.fr)
Le nouvel aéroport international de Long Thanh, près de Hô Chi Minh-Ville (ex-Saigon), doit entrer en exploitation commerciale le 1er décembre 2026. Son ouverture se fera par étapes afin de transférer progressivement une large partie du trafic international de Tan Son Nhat, l’aéroport actuel de la métropole du sud du Vietnam. La Société des aéroports du Vietnam (ACV) a présenté une feuille de route articulée autour de trois phases. L’objectif est de mettre en service Long Thanh sans perturber les opérations des compagnies aériennes ni les correspondances des passagers. Lors de sa première phase, Long Thanh disposera d’une capacité de 25 millions de passagers et de 1,2 million de tonnes de fret par an. À terme, après les trois phases de développement, la plateforme doit atteindre 100 millions de passagers et 5 millions de tonnes de fret annuels. La deuxième phase vise une capacité intermédiaire de 50 millions de passagers et 1,5 million de tonnes de fret par an. (Source : air-journal.fr)
La crise au Moyen-Orient chamboule les axes aériens et déplace les grands hubs internationaux. Londres-Heathrow et Dubaï perdent leur place de leader, tandis que l’aéroport Séoul-Incheon, en Corée du Sud, s’impose pour la première fois comme le premier aéroport mondial pour le trafic international de passagers. (Source : air-journal.fr)
Zurich : le trafic de passagers boosté par l’Europe, tandis que le long-courrier et le fret reculent
L’aéroport de Zurich a accueilli 3,33 millions de passagers en juillet 2026, soit une hausse de 2,4% sur un an. Le premier aéroport suisse poursuit ainsi sa progression, contrairement aux plateformes de Genève et de Bâle-Mulhouse-Fribourg, affectées par une demande moins dynamique et, dans le cas bâlois, par les conséquences de travaux sur la piste. La hausse à Zurich Airport reste toutefois moins soutenue que celle observée en juillet 2025, lorsque le trafic avait progressé de 4,8%. Mais elle confirme la capacité de Zurich à attirer à la fois une clientèle locale et des voyageurs en correspondance. Dans les détails, les passagers au départ ou à l’arrivée de Zurich ont augmenté de 1,9% sur un an, à 2,42 millions. Le trafic de correspondance a progressé plus vite, de 3,8%, pour atteindre 909 362 voyageurs. La croissance s’est surtout concentrée sur les liaisons européennes, où le trafic a augmenté de 7,3% sur un an. Le segment intercontinental a en revanche reculé de 3,3%. Le fret a aussi connu un recul en juillet. Zurich Airport a traité 35 313 tonnes de marchandises, soit 5,8% de moins qu’un an auparavant. (Source : air-journal.fr)
Turkish Airlines relance La Havane malgré la crise du kérosène à Cuba
Après plus de six mois d’interruption, Turkish Airlines prévoit de reprendre sa liaison entre Istanbul et La Havane le 25 octobre 2026. La compagnie turque programmera trois rotations hebdomadaires en Boeing 787-9, alors que la disponibilité du Jet A-1 demeure une contrainte opérationnelle majeure à l’aéroport José-Martí.La décision de Turkish Airlines ne signifie pas que la crise de l’avitaillement est terminée. Un NOTAM publié le 30 juillet signalait encore l’indisponibilité du Jet A-1 à La Havane au moins jusqu’au 1er septembre. La situation avait pris une ampleur exceptionnelle en février. Les autorités cubaines avaient averti les compagnies et les équipages que le carburant aéronautique ne serait plus disponible dans neuf aéroports, dont La Havane, du 10 février au 11 mars. (Source : air-journal.fr)
Japan Airlines : nouveau site de réservation mondial, surtaxe carburant contenue en septembre
Japan Airlines a mis en ligne, le 18 août, la version internationale de son nouveau site de réservation, désormais pensée pour une navigation homogène dans 14 langues, dont le français. Le même jour, la compagnie et sa filiale Japan Transocean Air (JTA) ont annoncé une révision de leur surcharge carburant internationale pour les billets émis entre le 1er septembre et le 31 octobre 2026. (Source : air-journal.fr)
L’IA au service des opérations aériennes : Ryanair noue un partenariat stratégique avec Google Cloud
Ryanair a conclu un partenariat de cinq ans avec Google Cloud pour déployer de nouveaux outils de données, de cloud et d’intelligence artificielle dans l’ensemble de ses activités. La low cost irlandaise prévoit notamment d’équiper 35 000 salariés avec Google Workspace et Gemini Enterprise, tout en s’appuyant sur une stratégie de « double cloud » destinée à limiter les conséquences d’éventuelles pannes informatiques. L’accord porte sur le déploiement de services cloud, d’outils collaboratifs et de solutions d’intelligence artificielle dans le réseau de Ryanair pour accompagner ses ambitions de croissance. La low cost vise 300 millions de passagers annuels à l’horizon 2034, alors que ses opérations sont structurée autour d’un réseau européen très dense reposant sur une recherche constante de productivité. (Source : air-journal.fr)
Rachat d’easyJet par Apollo : les pilotes exigent des garanties sociales et opérationnelles
À la suite de l’accord de rachat d’easyJet par Apollo Global Management, le syndicat britannique BALPA entend peser sur la future gouvernance de la compagnie. Emploi, retraites, conditions de travail et gestion de la fatigue figurent en première ligne, dans un dossier où les contraintes de contrôle européen du transporteur seront tout aussi déterminantes. La bataille boursière est terminée, mais le dialogue social commence. (Source : air-journal.fr)
AirBaltic obtient un répit de ses créanciers, mais la restructuration reste entière
airBaltic a obtenu l’accord de ses porteurs d’obligations pour assouplir temporairement les conditions de sa dette de 380 millions d’euros, rémunérée à 14,5% et échéant en 2029. Cette décision lui évite, à très court terme, de décaisser les coupons d’août et de novembre, mais ne règle pas l’équation centrale : trouver des financements d’urgence et mener à bien une profonde restructuration de son activité autour de Riga et de sa flotte d’Airbus A220-300. (Source : air-journal.fr)
El Al a dégagé un bénéfice net record de 132 millions de dollars au deuxième trimestre 2026, contre 66 millions un an plus tôt. La compagnie aérienne israélienne profite d’une forte demande et de la concurrence réduite à l’aéroports Tel Aviv-Ben Gourion, alors que de nombreuses compagnies aériennes étrangères retardent leur retour en Israël. (Source : air-journal.fr)
Royal Air Maroc aurait conclu un accord avec Starlink afin de déployer une connexion haut débit à bord de l’ensemble de sa flotte. La compagnie nationale marocaine vise une couverture complète en 2027, ce qui en ferait le premier opérateur aérien africain à adopter le réseau satellitaire d’Elon Musk. Selon la lettre confidentielle Africa Intelligence, l’accord aurait été signé le 4 août 2026, après plusieurs mois de négociations portant principalement sur les volets financiers et techniques du projet. Ni Royal Air Maroc ni Starlink n’ont encore détaillé publiquement les conditions contractuelles ou le calendrier précis d’installation par type d’appareil. (Source : air-journal.fr)
Aeroflot mise sur l’international pour compenser les turbulences du marché intérieur
Aeroflot poursuivra l’élargissement de son réseau international à l’automne 2026. La compagnie nationale russe rétablira une liaison quotidienne entre Moscou-Cheremetievo et Abou Dhabi le 1er octobre, avant d’ouvrir, le 15 octobre, une nouvelle desserte vers l’île vietnamienne de Phu Quoc.
Elle renforce ainsi sa présence au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est. Ces annonces interviennent dans un contexte de trafic international dynamique, qui a en partie compensé les perturbations enregistrées sur le marché intérieur russe au premier semestre. (Source : air-journal.fr)
Argentine : la low cost Flybondi paralysée, flotte immobilisée et site inaccessible
Flybondi n’a plus opéré de vol depuis le 6 août. Sa flotte est immobilisée, son site internet est inaccessible et les difficultés financières, sociales et réglementaires se multiplient. La crise opérationnelle et financière paralyse la première low cost d’Argentine, sans qu’une fermeture officielle n’ait toutefois été annoncée. Fondée en 2016 et devenue la première représentante du modèle à bas coût en Argentine, Flybondi a suspendu de fait toutes ses opérations régulières au début du mois. (Source : air-journal.fr)
Air Congo arrive à Paris-CDG via Bruxelles en Boeing 787-8 d’Ethiopian Airlines
Air Congo poursuit son déploiement en Europe. Après Bruxelles, desservie depuis le 1er juillet, elle relie désormais Kinshasa-N’Djili à Paris-Charles de Gaulle depuis le 18 août. Exploitée en Boeing 787-8 Dreamliner, la liaison est programmée cinq fois par semaine, les mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche. (Source : air-journal.fr)
Transavia Holland installe une base d’équipages et un quatrième avion à Brussels Airport
Transavia Holland poursuit son développement à Brussels Airport. La low cost néerlandaise du groupe Air France-KLM a mis en place une base d’équipages locale à l’aéroport de la capitale belge et y a basé un quatrième avion. Présente à Brussels Airport depuis 2022, Transavia Holland y exploitait jusqu’ici une activité en croissance, mais sans disposer d’une base locale pleinement structurée. Elle emploie désormais en Belgique environ 150 personnes, dont des pilotes et des personnels navigants commerciaux sous contrat belge. (Source : air-journal.fr)
Boeing s’allie à Archer Aviation pour accélérer l’ère des eVTOL et taxis volants
Boeing a conclu un accord avec Archer Aviation pour lui céder plusieurs activités liées aux aéronefs électriques, autonomes et sans pilote. En échange, l’avionneur américain prendra une participation pouvant atteindre 20% dans la startup californienne spécialisée dans les taxis aériens.
L’opération illustre l’intérêt grandissant de l’aviation civile pour la mobilité aérienne urbaine. Elle intervient alors que les autorités américaines cherchent à accélérer l’arrivée sur le marché des aéronefs électriques à décollage et atterrissage vertical, ou eVTOL. (Source : air-journal.fr)
À Athènes, les contrôleurs aériens à bout de souffle face au boom touristique
À la mi-juillet, plus de 5 000 vols ont traversé le ciel grec : un record. Mais, à l’aéroport d’Athènes, le contrôle aérien est en surchauffe. Hors saison, le nombre d’avions dans le ciel grec ne dépassent pas les 1500. Au pic de la saison, le tourisme met à rude épreuve les infrastructures aériennes grecques vieillissantes. (Source : lechotouristique.com)
Vols annulés et retards : la grève des contrôleurs aériens frappe Oslo et Bergen
La grève de douze contrôleurs aériens norvégiens a entraîné la fermeture d’Oslo-Gardermoen au trafic commercial régulier, dimanche 23 août, de 6h30 à 11h30. Si l’aéroport a repris progressivement ses opérations à la mi-journée, la désorganisation s’est prolongée sur l’ensemble du réseau, avec annulations, retards en cascade et une capacité du contrôle aérien durablement réduite. (Source : air-journal.fr)
Deux Boeing 737-800 d’American Airlines ont utilisé simultanément le même indicatif radio près de Phoenix, dans la nuit du 13 au 14 août. L’un arrivait de Chicago, tandis que l’autre venait de décoller de l’aéroport Phoenix-Sky Harbor vers la même destination. Le contrôle aérien de Phenix a rapidement adapté ses instructions pour éviter toute confusion. Le contrôle aérien a immédiatement distingué les deux appareils dans ses communications. Il a notamment utilisé les formulations « American 2482 departing » pour le vol au départ et « American 2482 arriving » pour celui à l’arrivée. Cette distinction a permis de donner des consignes claires aux équipages des deux avions. Le contrôleur aérien en poste a maintenu l’appareil arrivant au-dessus de l’avion au départ, tout en limitant la montée de ce dernier. Les équipages ont également été informés de leur trafic réciproque. La Federal Aviation Administration a indiqué que la séparation réglementaire entre les deux 737-800 avait été assurée à tout moment. Le régulateur américain a néanmoins ouvert une enquête. (Source : air-journal.fr)
Livraisons : Boeing cède du terrain face à Airbus en juillet
Boeing a livré 53 avions commerciaux en juillet 2026, soit 17% de moins qu’en juin, lorsque 64 appareils avaient été remis aux clients. L’avionneur américain fait toutefois mieux qu’un an plus tôt, tandis qu’Airbus, avec 67 livraisons sur le mois, conserve l’avantage en volume. (Source : air-journal.fr)
A350F : Airbus vise un premier vol dès septembre, malgré un calendrier sous tension
Airbus espère faire décoller pour la première fois son A350F dès la troisième semaine de septembre. Cette échéance, encore susceptible de glisser vers le début octobre, ouvrirait une campagne d’essais particulièrement resserrée avant la certification visée en 2027 et la première livraison attendue au second semestre de la même année. (Source : air-journal.fr)
Conflit social : Airbus suspend la réduction du télétravail après les grèves soutenues en Espagne
Airbus a suspendu son projet de limiter le télétravail à un jour par semaine pour une partie de ses salariés. La mesure, qui devait entrer en vigueur le 1er septembre, a été mise en pause après une forte mobilisation en Espagne et des rassemblements en France.
La direction d’Airbus voulait imposer quatre jours de présence sur site par semaine à ses salariés des fonctions administratives, d’ingénierie, d’informatique et de support. Elle justifiait cette orientation par le besoin de renforcer le travail collectif, le partage des connaissances et la rapidité des décisions. À ce jour, la règle applicable reste, dans les faits, une moyenne de deux jours de télétravail par semaine pour les salariés éligibles à temps plein. Elle ne s’applique donc pas de manière identique aux métiers de production, d’assemblage, de maintenance ou à d’autres fonctions devant être exercées sur site. (Source : air-journal.fr)
Moteurs d’avions : Pratt & Whitney Canada évite une procédure antitrust européenne
La Commission européenne a clos, vendredi, son enquête antitrust visant Pratt & Whitney Canada, filiale du groupe américain RTX. Le motoriste a modifié les clauses contractuelles qui suscitaient des craintes quant à l’accès des fournisseurs indépendants au marché des pièces de rechange pour moteurs turbopropulseurs. La procédure se termine sans constat formel d’infraction ni amende. Bruxelles estime que les modifications apportées par Pratt & Whitney Canada ont répondu à ses préoccupations de concurrence dans un secteur clé pour les opérateurs régionaux, les ateliers de maintenance et les fournisseurs de composants d’occasion certifiés. (Source : air-journal.fr)
Disponibilité des moteurs : les avions cloués au sol reprennent l’air, mais la facture reste élevée
Les compagnies aériennes remettent progressivement en service des avions immobilisés par des problèmes de moteurs. Mais les coûts de maintenance, de pièces détachées et de location de moteurs de remplacement continuent de peser sur leurs comptes.
Les difficultés touchent surtout les motorisations récentes, dont les réacteurs Pratt & Whitney GTF et les réacteurs CFM International LEAP. Les visites prolongées en atelier ont poussé les compagnies aériennes à louer des avions ou des moteurs supplémentaires pour préserver leurs programmes de vol. (Source : air-journal.fr)
ATR voit 16 millions de passagers potentiels sur 209 liaisons indonésiennes
ATR estime que 209 liaisons intérieures aujourd’hui non desservies pourraient être exploitées de manière économiquement viable en Indonésie par des turbopropulseurs régionaux. Le potentiel représente environ 16 millions de passagers annuels, dans un archipel où l’infrastructure aéroportuaire existe souvent déjà mais demeure largement sous-utilisée. (Source : air-journal.fr)
Le X1 de Heart Aerospace, plus grand avion électrique au monde, effectue son premier vol
L’avion électronique X1 de Heart Aerospace a réalisé un premier vol de 27 minutes aux États-Unis, entièrement alimenté par batteries. Selon son constructeur, l’électricité consommée pour cette mission d’essai a représenté environ 5 dollars, un montant qui ne couvre toutefois ni la maintenance, ni l’amortissement de l’appareil, ni le coût des batteries. Le vol a eu lieu le 12 août 2026 depuis l’aéroport international de Plattsburgh, dans l’État de New York. Heart Aerospace présente le X1 comme « le plus grand avion à propulsion intégralement électrique jamais mis en vol ». Piloté par un seul pilote, le X1 a décollé, pris de l’altitude, effectué des manœuvres en vol puis atterri après 27 minutes. L’appareil a atteint 1 100 pieds, soit environ 335 mètres au-dessus du sol. Son système de propulsion électrique a fourni plus d’un mégawatt de puissance durant l’essai. Le vol a été mené avec un certificat spécial de navigabilité délivré par la Federal Aviation Administration américaine (FAA), dans la catégorie expérimentale. Cette autorisation permet les essais en vol, après une phase de validations au sol portant sur la structure, la propulsion, les systèmes et le roulage. (Source : air-journal.fr)
La semaine passée, lors d’un forum aéronautique à Canton, une ingénieure en chef de l’Aero Engine Corporation of China a livré une feuille de route qui nous donne quelques indices sur les évolutions envisagées par Pékin pour son industrie aéronautique. Zhang Xiaoyan, de l’Institut pékinois des matériaux aéronautiques, a expliqué que la Chine cherchait désormais à remplacer, un à un, les mastics, peintures, boulons, colles et jusqu’aux agents nettoyants importés d’Occident pour son avion de ligne C919. D’après une analyse du Center for Strategic and International Studies, le C919 compte 48 fournisseurs principaux américains, 26 européens et seulement 14 chinois, dont la moitié sont des coentreprises avec des partenaires étrangers. Raisonné en valeur, le constat est encore plus net : environ 60 % de l’appareil provient de composants occidentaux, le seul moteur LEAP-1C (à 50% français faut-il le rappeler ?) pesant à lui seul près de 30 % du coût total. Surtout, ce sont les Occidentaux qui livrent le cœur et le cerveau de la machine : le moteur, l’avionique, les commandes de vol. (Source : media24.fr)
MC-21-310 : après 4 000 km sans escale, le monocouloir russe se rapproche des opérations
Le premier Yakovlev MC-21-310 produit en série et destiné à un client a effectué le 13 août une liaison sans escale de plus de 4 000 km entre Irkoutsk, en Sibérie, et Joukovski, près de Moscou. Cette étape marque une avancée concrète pour le programme russe de monocouloir, encore engagé dans sa campagne de certification dans une configuration profondément remaniée après le retrait des fournisseurs occidentaux. (Source : air-journal.fr)
Le C919 franchit la frontière : premier vol commercial international pour le monocouloir chinois
Une première liaison internationale en C919 entre Pékin, la capitale chinoise et et Oulan-Bator, en Mongolie : une première hautement symbolique pour l’industrie aéronautique chinoise, qui ne suffit pas encore à placer l’avion en position de rivaliser, à l’échelle mondiale, avec les Airbus A320neo et Boeing 737 MAX. (Source : air-journal.fr)
Carburant non conforme : les vols Europe–Namibie de Discover Airlines ravitaillent en Angola
Une pénurie temporaire de carburant aviation à l’aéroport international Hosea-Kutako de Windhoek contraint Discover Airlines, la compagnie loisirs du groupe Lufthansa, à effectuer des escales techniques à Luanda, en Angola, sur certaines liaisons vers Francfort et Munich. À l’origine de cette crise locale : un lot de Jet A-1 arrivé au port de Walvis Bay et déclaré non conforme lors des contrôles de qualité, sans lien direct avec les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. (Source : air-journal.fr)
Un Airbus A321 et un Boeing 737 de Qantas se sont retrouvés sur des trajectoires convergentes lors du roulage à l’aéroport de Sydney, le 18 août. L’équipage de l’A321 a immobilisé son avion avant l’intersection concernée, laissant le 737 passer devant lui. L’événement n’a créé aucun risque immédiat de collision, selon le Bureau australien de la sécurité des transports (ATSB), mais il constitue le quatrième épisode récent faisant l’objet d’une attention particulière sur la plate-forme la plus fréquentée d’Australie. (Source : air-journal.fr)
Sécurité aérienne : le défaut silencieux qui peut couper un moteur sur des Airbus, 7 cas avérés
Un défaut mécanique discret, situé sur le panneau supérieur du cockpit, a été associé à au moins sept arrêts non commandés de réacteur en vol sur des Airbus depuis 2016. Six cas concerneraient la famille A320 et un l’A350, selon une communication opérationnelle d’Airbus. L’avionneur et les autorités ont engagé inspections, remplacements ciblés et actions de sensibilisation des équipages.
Le bouton concerné n’est pas une commande ordinaire. L’engine fire pushbutton, protégé par une garde rouge sur le panneau supérieur, permet à l’équipage d’isoler un moteur lorsqu’un incendie ou une avarie grave le justifie : coupure du carburant, de certains circuits électriques et de l’air de prélèvement, ainsi qu’armement de l’extinction. Le déclenchement de l’agent extincteur requiert, lui, une action distincte.
Or, dans sept événements documentés depuis 2016, ce bouton se serait désengagé de manière spontanée, entraînant l’arrêt du moteur concerné sans commande des pilotes. Le journal italien Corriere della Sera indique que, dans la plupart des cas, l’équipage n’aurait pas identifié immédiatement l’origine de l’arrêt ; des tentatives de redémarrage auraient parfois échoué. Une seule fois, un pilote aurait constaté le bouton sorti de sa position, l’aurait réenclenché et le vol aurait pu se poursuivre normalement. Les investigations sur les ensembles concernés ont mis en évidence un mécanisme de verrouillage dégradé : une goupille de retenue pliée et usée ne maintient plus suffisamment le bouton en position enclenchée. Sous l’effet des vibrations, celui-ci peut progressivement se libérer. Le système interprète alors sa sortie comme une action volontaire et isole le réacteur. (Source : air-journal.fr)
Risque de fissures : près de 1 500 Boeing 737 MAX dans le monde devront être inspectés selon la FAA
La FAA a publié une consigne de navigabilité visant les Boeing 737 MAX 8, MAX 9 et 737-8200 — désignation commerciale du MAX 8-200 à haute densité — exploités aux États-Unis. Applicable à compter du 10 septembre, elle impose des contrôles ciblés sur 471 appareils du registre américain, tandis que 1 429 avions sont concernés à l’échelle mondiale. La zone concernée se situe à droite du fuselage, autour de la porte de service avant, à proximité de l’office avant. Il s’agit plus précisément de la bear strap, une sangle de renfort structurel installée autour des ouvertures du fuselage, telles que les portes et sorties de secours. Ces zones concentrent les contraintes mécaniques répétées résultant notamment des cycles de pressurisation et des phases de vol. La FAA estime qu’une fissure non détectée dans cette partie de la structure pourrait, à terme, affecter l’intégrité structurelle de l’avion. Les compagnies devront donc réaliser les vérifications selon un calendrier établi en fonction de l’utilisation de chaque appareil, puis réparer toute anomalie avant la remise en service de l’avion concerné. (Source : air-journal.fr)
Vietnam Airlines : le récit des pilotes après le « tail strike » de Munich
Le 15 août, le vol de Vietnam Airlines, assuré par un Boeing 787-9 entre Munich et Hanoï, a connu une accélération anormale au décollage avant une rotation extrêmement tardive, un tail strike et des dommages aux pneus. Les 287 personnes à bord sont sorties indemnes, mais l’appareil demeure immobilisé en Allemagne tandis que l’enquête cherche à établir l’origine exacte de la perte de vitesse. (Source : air-journal.fr)
Munich : un Airbus A380 de Lufthansa touche avant le seuil de piste, une enquête ouverte
Deux jours après le grave incident au décollage d’un Boeing 787-9 de Vietnam Airlines, l’aéroport de Munich a connu un nouvel événement sur la piste 26L. Un Airbus A380 de Lufthansa, arrivé de San Francisco le 17 août, a endommagé le balisage lumineux avant le seuil réglementaire de piste. Les 351 passagers ont débarqué normalement. La BFU, l’organisme allemand chargé des enquêtes de sécurité aérienne, examine l’événement. (Source : air-journal.fr)
Embraer E2 : l’ANAC vise octobre pour certifier le système de décollage automatique
Embraer se rapproche d’une première mondiale dans l’aviation commerciale. L’autorité brésilienne de l’aviation civile, l’ANAC, prévoit de certifier entre septembre et octobre le système E2TS, qui automatiserait la rotation et la trajectoire initiale de montée des E-Jets E2. L’ambition n’est pas de retirer les pilotes de la boucle, mais d’améliorer la précision des départs depuis les aéroports les plus contraints. (Source : air-journal.fr)
Après l’arrestation en Indonésie d’un co-pilote de Malaysia Airlines, soupçonné d’avoir transporté plus de 70 000 comprimés d’ecstasy, le groupe Malaysia Aviation Group a achevé le dépistage obligatoire de tous les pilotes opérationnels de la compagnie. Les résultats se sont tous révélés négatifs. L’opération va désormais être étendue aux personnels de cabine, dans le cadre d’un durcissement plus large exigé par l’autorité malaisienne de l’aviation civile. (Source : air-journal.fr)
Des restes d’oiseaux ont été relevés dans le moteur droit du Boeing 737 NG de Ryanair victime, le 10 juillet au départ de Thessalonique, d’une rupture de pale suivie d’une dépressurisation. L’enquête préliminaire du NTSB américain ne conclut pas encore à un lien de causalité, mais confirme que la piste d’une ingestion aviaire est désormais examinée avec attention. (Source : air-journal.fr)
Une famille noire réclame 1,2 million de dollars de dommages et intérêts à Southwest Airlines, qu’elle accuse de discrimination et d’humiliation publique lors d’un embarquement à l’aéroport de Portland, dans l’Oregon. L’affaire, qui porte sur la gestion d’une arme correctement déclarée selon les plaignants, illustre la sensibilité extrême des procédures de sûreté lorsqu’elles se déplacent du comptoir d’enregistrement jusqu’à la porte d’embarquement. (Source : air-journal.fr)
Deux agentes des douanes sont mises en examen dans l’enquête sur le braquage d’un joueur de poker japonais, agressé sur son trajet vers l’aéroport Paris-Charles de Gaulle en novembre 2024. Elles sont soupçonnées d’avoir transmis des informations aux malfaiteurs sur le passage de la victime et sur la somme transportée. (Source : air-journal.fr)
Une vaste étude américaine publiée dans JAMA Internal Medicine relance le débat sur la protection des personnels navigants. Sur plus de 500 métiers étudiés, les agents de bord affichent la plus forte proportion de décès par cancers associés aux rayonnements, devant les pilotes. En France, l’exposition des équipages est calculée et suivie, notamment via l’outil SievertPN. Une étude publiée le 17 août dans JAMA Internal Medicine a analysé près de 13 millions de certificats de décès américains, enregistrés entre 2020 et 2024, couvrant 503 professions, dont environ 14 000 pilotes et 7 000 personnels de cabine. Les auteurs y observent que les hôtesses et stewards présentent la plus forte proportion de décès par cancers associés aux rayonnements, les pilotes arrivant en deuxième position. Les cancers considérés incluent notamment les leucémies, lymphomes, myélomes multiples, mélanomes et cancers du sein, de la thyroïde, de la prostate ou du système nerveux central. Selon les résultats rapportés par Harvard Medical School, les personnels de cabine avaient une probabilité ajustée de décès par ces cancers supérieure d’environ 50% à celle de l’ensemble des actifs ; l’excès était de 36% pour les pilotes. En valeur absolue, ces cancers représentaient 6,9% des décès chez les agents de bord et 6,7% chez les pilotes, contre 5% dans l’ensemble de la population active étudiée. Une association statistique qui ne vaut toutefois pas démonstration individuelle de causalité : l’étude repose sur les certificats de décès et ne disposait ni des doses réellement reçues par chaque navigant, ni de l’historique précis des rotations. (Source : air-journal.fr)
Le SNPNC-FO et la CGT ont déposé un préavis de grève couvrant la période du 27 au 31 août 2026 inclus chez French bee. Les deux organisations, qui représentent des personnels navigants commerciaux, mettent en cause l’instabilité des plannings, la fatigue liée aux rotations long-courriers et une rémunération jugée insuffisamment adaptée aux contraintes du métier. À ce stade, la compagnie n’a pas communiqué sur l’ampleur éventuelle des perturbations. (Source : air-journal.fr)
À Denver, United agrandit le plus vaste centre de formation de pilotes au monde
United Airlines a achevé la première phase d’agrandissement de son centre de formation des pilotes à Denver, dans le Colorado. Avec 86 dispositifs de formation, dont 52 simulateurs de vol dynamiques, le site peut désormais accueillir jusqu’à 860 pilotes par jour. La compagnie américaine prépare déjà une seconde extension, dont la mise en service est envisagée autour de 2030. (Source : air-journal.fr)
Emirates Skywards ouvre ses Miles à plus de 12 000 destinations ferroviaires en Europe
Emirates Skywards permet désormais à ses membres d’utiliser leurs Miles pour réserver des billets de train vers plus de 12 000 destinations européennes. Baptisé Skywards Rail, ce nouveau service donne accès à plus de 40 opérateurs ferroviaires répartis dans 12 pays, dont la SNCF, Eurostar, Deutsche Bahn, Trenitalia, Renfe et ÖBB. Le programme de fidélité d’Emirates étend ainsi l’usage de ses Miles au-delà de l’avion. La plateforme dédiée, Skywards Rail, doit notamment faciliter les trajets à destination ou au départ des villes desservies par Emirates et flydubai en Europe. (Source : air-journal.fr)
N°4882 - 24 août 2026