Gouvernement
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Direction Générale de l’Aviation Civile
Bulletin Infoveille - N°4834 - 13 mai 2026
Guerre au Moyen-Orient : L’AIE sonne l’alarme sur la fonte "record" des réserves pétrolières
Le monde puise dans ses réserves de pétrole à vitesse "record" à mesure que la guerre au Moyen-Orient s’enlise : l’Agence internationale de l’énergie a alerté à l’approche de l’été sur le scenario d’un marché pétrolier "en déficit" pour des mois et de nouvelles flambées de prix. "C’est extrêmement inquiétant", a assuré auprès de l’AFP, Adi Imsirovic, maître de conférences en systèmes énergétiques à l’université d’Oxford. "Nous avons déjà perdu un milliard de barils de réserves" et "il nous en reste moins de la moitié avant d’atteindre les niveaux opérationnels minimums", dit-il. En partant du scenario optimiste d’une reprise progressive des flux transitant par le détroit d’Ormuz à partir de juin, "la demande pourrait renouer avec la croissance vers la fin de l’année, mais l’offre devrait se redresser plus lentement", estime l’AIE, qui juge en conséquence que le marché pétrolier restera "en déficit jusqu’au dernier trimestre de l’année". Or avec des stocks mondiaux de pétrole qui s’épuisent déjà à "un rythme record", "une nouvelle volatilité des prix semble probable à l’approche de la période de pointe de la demande estivale", marquée par les départs en vacances, estime l’AIE. (Source : connaissancedesenergies.org)
Flambée du kérosène, baisse des prix des billets : les compagnies aériennes au coeur de la tempête
Depuis le début de la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran, les transporteurs aériens ont vu leurs coûts augmenter drastiquement. Face à l’attentisme des voyageurs pour de prochains voyages, une récente baisse des prix des billets d’avion a aussi été constatée. (Source : latribune.fr)
Le trafic passagers sur l’ensemble du réseau aéroportuaire européen a augmenté de 3,8 % en mars par rapport au même mois de l’année précédente, restant ainsi globalement conforme au mois précédent (février à +4,2 %) malgré le conflit au Moyen-Orient qui a débuté le 28 février 2026. « De nombreux aéroports européens ont perdu leurs liaisons directes avec la région, mais les flux de trafic en correspondance avec l’Asie se sont rapidement adaptés grâce à des itinéraires alternatifs, directs et indirects. Dans une certaine mesure, cela a même soutenu le trafic intra-européen, tandis que le marché transatlantique est resté extrêmement dynamique. » Pour l’heure, l’ACI Europe n’anticipe pas de contraction du trafic passagers, sauf en cas de pénurie importante de kérosène. « Les compagnies aériennes du Moyen-Orient rétablissent actuellement leur réseau européen, tandis que les compagnies européennes n’ont procédé qu’à des ajustements de capacité limités, ce qui témoigne de la protection offerte par les stratégies de couverture des coûts du carburant et de la résilience persistante de la demande. » Contrairement au trafic passagers, c’est le trafic de fret qui a le plus subi l’impact du conflit au Moyen-Orient, car d’importants volumes de marchandises arrivent généralement en Europe via les plateformes aéroportuaires du Moyen-Orient. En conséquence, le volume de fret dans les aéroports européens a diminué de 3,1 % en mars. Ce résultat contraste fortement avec ceux enregistrés en janvier (+6,4 %) et en février (+8,9 %). (Source : aerobuzz.fr)
Aérien : les capacités revues à la baisse en Europe pour mai et juin, quid de l’été ?
Pendant que le gouvernement et les instances du secteur aérien tentent de rassurer les clients, les compagnies ajustent leurs programmes de vols pour supprimer les lignes qui ne seraient plus rentables en raison de la flambée des cours. Si les annulations ne sont pas massives, Eurocontrol relève néanmoins une baisse des capacités aériennes pour l’été qui arrive. Selon les dernières données d’Eurocontrol, les programmes de vols actualisés des compagnies aériennes européennes montrent une baisse de 2 % des vols prévus pour mai-juin 2026 par rapport aux programmes d’avril 2026 : les opérateurs se recentrent sur les lignes à plus forte marge. (Source : tourmag.com)
L’Euroairport Bâle-Mulhouse célèbre ses 80 ans de coopération entre la France et la Suisse
C’est probablement un statut unique dans le transport aérien : celui d’une coopération exemplaire de gestion d’un aéroport binational par deux autorités de tutelle, l’une française, l’autre suisse. L’aéroport de Bâle-Mulhouse est en effet depuis mai 1946 une entreprise bi-nationale officielle, qui, malgré les différends qui parfois se font jour entre les autorités helvétiques et françaises, a connu un développement remarquable. 80 ans de coopération sur l’aéroport de Bâle Mulhouse ont été récemment fêtés. Avec de nombreux projets pour les prochaines années, hormis la liaison ferroviaire. (Source : voyages-d-affaires.com)
Les compagnies européennes bravent les détours aériens pour renforcer leurs vols vers la Chine
La demande de voyages entre l’Europe et la Chine repart fortement à l’approche de l’été, au point de pousser les compagnies européennes à augmenter leurs fréquences vers le géant asiatique, malgré l’interdiction de survoler la Russie et les risques liés à l’espace aérien iranien. Selon les données d’OAG, le nombre de vols directs Chine–Europe doit passer de 3 011 rotations en mai à 4 151 en août, une progression largement tirée par les transporteurs chinois mais à laquelle les compagnies européennes, telles qu’Air France entendent bien prendre leur part. Si les compagnies européennes reviennent, ce sont bien les majors chinoises – Air China, China Eastern, China Southern, Hainan Airlines – qui mènent la danse sur les axes Chine–Europe. D’après les analyses d’OAG, les compagnies basées en Chine doivent ajouter près de 2 900 vols vers l’Europe sur la saison estivale 2026 par rapport à l’année précédente, avec un renforcement notable des dessertes de Paris, Francfort, Londres, Madrid, Rome ou encore Budapest. (Source : air-journal.fr)
Depuis l’arrêt brutal des opérations de Spirit Airlines, une quarantaine de ses Airbus sont stockés à l’aéroport Phoenix Goodyear, en Arizona, tandis que d’autres rejoignent le désert du Mojave à Victorville, en Californie. Coincée entre une procédure de liquidation, des propriétaires qui réclament leurs appareils et un marché du
transport aérien plombé par la flambée du kérosène, la compagnie low-cost tente de céder ce qui lui reste. (Source : france3-regions.franceinfo.fr)
Air India annonce des suppressions de vols en raison de la guerre
Air India a annoncé mercredi la suppression de plusieurs de ses vols sur des lignes internationales entre juin et août, invoquant le prix record du kérosène et les restrictions de survol en vigueur dans certaines régions du fait du conflit au Moyen-Orient. La compagnie aérienne indienne n’a pas précisé le nombre total de vols annulés, mais a indiqué suspendre temporairement des vols vers Chicago, Shanghai, Malé et Singapour au départ de certaines villes, dont Delhi, Mumbai et Chennai. Elle a ajouté qu’elle réduirait également la fréquence de ses vols vers San Francisco, Paris, Milan et Sydney alors que la guerre a fait flamber les prix mondiaux du kérosène. (Source : connaissancedesenergies.org)
Iberia fête 80 ans sur Madrid–Londres, une ligne devenue stratégique en Europe
Lancée en 1946 avec deux vols hebdomadaires en DC-3, la liaison Madrid–Londres est devenue l’un des axes les plus structurants du réseau d’Iberia. Huit décennies plus tard, plus de 20 vols quotidiens relient les deux capitales, illustrant le poids stratégique de cette route dans les échanges économiques, touristiques et aériens entre l’Espagne et le Royaume-Uni. (Source : air-journal.fr)
easyJet ouvre Bruxelles et Essaouira depuis Nantes dès octobre
easyJet et Vinci Airports annoncent l’ouverture de deux nouvelles destinations directes au départ de l’aéroport Nantes Atlantique pour la saison automne 2026 : Bruxelles-Zaventem (Brussels Airport) et Essaouira. (Source : air-journal.fr)
Amelia, liaison aérienne Pau-Orly : des négociations en cours pour maintenir la ligne
La compagnie et le syndicat mixte de l’aéroport tentent de trouver un accord pour établir un nouveau programme de vols entre Pau et Orly. Le précédent contrat se termine à la fin du mois de mai. Mais les discussions se crispent sur des questions financières. (Source : ici.fr)
Des taxis volants à plus de 300 km/h bientôt dans le ciel du Var ? Six appareils annoncés
C’est l’Alliance BHSM qui mène l’opération. Cette joint-venture réunit trois opérateurs déjà bien implantés dans la région : Monacair côté monégasque, la varoise Héli Sécurité, basée à Saint-Tropez depuis plus de 25 ans, et la plateforme américaine Blade, rachetée l’an dernier par la start-up californienne Joby Aviation. Ensemble, ils prévoient de faire de la Côte d’Azur un site précurseur pour les eVTOL, acronyme d’electric vertical takeoff and landing — des taxis aériens électriques à décollage et atterrissage verticaux. L’investissement annoncé par le co-PDG du consortium Philippe Willemin à l’AFP est conséquent : 30 millions d’euros pour six appareils, sans compter les superchargeurs qui devront être installés sur les héliports existants pour permettre la recharge. Reste un obstacle majeur : les certifications. L’exploitation commerciale doit débuter fin 2026 à Dubaï, puis en 2028 aux États-Unis. Dans l’Union européenne, et donc en France, il faudra attendre 2029, précise l’AFP. Soit un horizon de trois ans environ pour les premiers vols payants au-dessus du littoral varois. (Source : actu.fr)
L’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, 7e hub des émissions aériennes mondiales de CO2
Une nouvelle étude du think tank international ODI Global, menée en partenariat avec T&E (Transport & Environment) et à partir de données fournies par le Conseil international pour des transports propres (ICCT) a analysé l’impact de 1 300 aéroports sur le climat et la qualité de l’air. Avec 14,7 Mt d’émissions de CO2 en 2023 [1], l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle se classe 7e parmi les aéroports les plus émissifs. Cet impact climatique devrait empirer, puisque Aéroports de Paris (ADP) a soumis au gouvernement un projet d’extension aéroportuaire qui ferait passer le nombre de passagers de 82 millions à 105 millions par an en 2050. Selon nos modélisations, cette augmentation capacitaire conduirait à 28% d’émissions de CO2 supplémentaires en 2050 par rapport à un scénario sans travaux, éloignant d’autant le secteur aérien français de ses objectifs climatiques. C’est en 2026 que le ministre des transports devra ou non donner l’accord du gouvernement pour le lancement des travaux. (Source : transportenvironment.org)
Boeing redécolle sur les commandes mais laisse Airbus en tête des livraisons
Boeing a signé un début d’année 2026 commercialement tonique, avec son meilleur volume de commandes sur les quatre premiers mois depuis 2014, mais reste derrière Airbus en cadence de livraisons. Le constructeur américain profite notamment d’importants contrats pour le 737 MAX, le 787 et le 777X, alors même que son redressement industriel reste sous forte surveillance. Entre le 1er janvier et le 30 avril 2026, Boeing a enregistré 284 nouvelles commandes nettes, après annulations et conversions, soit le plus haut niveau pour cette période depuis 2014 selon les données publiées par le groupe. Sur le seul mois d’avril, le constructeur a quasiment doublé son score du premier trimestre, avec 135 à 136 commandes nettes supplémentaires, illustrant un net regain d’appétit des compagnies pour ses monocouloirs et long-courriers. Boeing termine le mois d’avril avec un carnet de 6 216 appareils. En avril, Boeing a livré 47 avions de ligne, soit un appareil de plus qu’en mars et deux de plus qu’en avril 2025, mais toujours loin de la cadence de son rival européen. Le mois dernier, Airbus a en effet remis 67 avions à 39 clients, portant ses livraisons cumulées de janvier à avril à 181 appareils, contre un volume nettement inférieur pour Boeing, qui ne communique pas encore de chiffre consolidé équivalent. (Source : air-journal.fr)
« Ce procès concerne les mensonges et les tromperies de Boeing, ainsi que le préjudice financier dévastateur qu’ils ont causé ». Voici ce qu’a déclaré lundi devant le tribunal de Seattle, aux États-Unis, Anthony Battista, l’avocat de LOT, compagnie aérienne nationale polonaise qui accuse Boeing d’avoir dissimulé des problèmes de sécurité du 737 Max lors de sa campagne de vente de 2016, afin d’écouler ses avions. (Source : sudouest.fr)
Air India en zone de turbulences avant les conclusions de l’enquête sur le crash du vol AI171
À quelques semaines de la publication du rapport final sur le crash du vol AI171 à Ahmedabad, qui a coûté la vie à 260 personnes en juin 2025, Air India traverse une crise multidimensionnelle. Entre pertes financières record, vacance de leadership et incidents opérationnels à répétition, la compagnie indienne peine à maintenir le cap de son ambitieux plan de redressement engagé depuis sa privatisation. (Source : air-journal.fr)
MD‑11 : feu vert de la FAA, FedEx persiste, UPS renonce
La FAA a confirmé avoir validé le protocole élaboré avec Boeing pour un retour en service en sécurité des MD‑11, après une campagne d’inspections et de calculs structurels consécutifs à l’accident d’UPS Flight 2976. « Après un examen approfondi, la FAA a approuvé le protocole de Boeing pour un retour en service en toute sécurité des MD‑11 », a indiqué l’autorité américaine dans un communiqué cité par la presse spécialisée américaine. FedEx a aussitôt remis un premier MD‑11F en exploitation commerciale, là où son rival UPS a choisi d’abandonner définitivement le type. (Source : air-journal.fr)
Un nom de réseau wi-fi provoque une alerte à la bombe sur un vol KLM Málaga–Amsterdam
Un vol KLM reliant Málaga à Amsterdam a été retardé de plusieurs heures samedi soir après la découverte, à bord, d’un réseau wi-fi au nom menaçant évoquant la présence d’une bombe, déclenchant une procédure de sûreté complète et une évacuation de l’appareil, finalement sans découverte d’explosif. (Source : air-journal.fr)
Guerre au Moyen-Orient : les géants du tourisme revoient leurs prévisions à la baisse
Compagnies aériennes, voyagistes, plateformes, croisiéristes… les plus grands acteurs du tourisme et du voyage revoient leurs prévisions pour 2026 à la baisse en raison des impacts du conflit au Moyen-Orient. (Source : lechotouristique.com)
Un billet unique, réservé sur une seule plateforme : Bruxelles a présenté mercredi son projet pour simplifier les trajets de train en Europe, en tentant de contraindre les compagnies ferroviaires à proposer les offres de leurs concurrents sur internet. Avec cette mesure, vivement contestée par les opérateurs nationaux, la Commission veut aider les passagers à comparer les prix et acheter leur billet en une seule fois pour les voyages transfrontaliers. La proposition obligerait par exemple la SNCF à afficher sur son site le Paris-Milan opéré par Trenitalia. (Source : lefigaro.fr)
N°4834 - 13 mai 2026