Gouvernement
DGAC
Direction Générale de l’Aviation Civile
Bulletin Infoveille - N°4791 - 23 février 2026
« Effet Trump » : faut-il boycotter les compagnies aériennes américaines ?
Faut-il boycotter massivement les produits américains, et donc les compagnies aériennes des États‑Unis, pour défendre l’Europe ? La question, relancée par des mouvements de boycott dans plusieurs pays européens, se pose sur fond de provocations politiques répétées et de recul spectaculaire du tourisme vers les États‑Unis depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Bien avant l’idée d’un boycott organisé, les compagnies aériennes américaines subissent déjà un effondrement de la demande en provenance d’Europe, en particulier de France. Selon des données relayées par des tour-opérateurs membres du Syndicat des Entreprises du Tour Operating (Seto), ces entreprises ont enregistré, entre le 1er novembre 2024 et le 31 octobre 2025, une chute brutale de 14,6% des voyages organisés à forfait de la France vers les États‑Unis par rapport à l’année précédente. Fin décembre 2025, les réservations pour l’été 2026 vers les États‑Unis s’effondraient même de plus de 29%, confirmant ce que les professionnels du voyage appellent désormais un net « effet Trump » dévastateur. Transposé au transport aérien, un boycott ciblant les mastodontes américaines – American, Delta, United, mais aussi les transporteurs régionaux comme Southwest ou JetBlue – aurait des effets multiples, des deux côtés de l’Atlantique. Pour les États‑Unis, une baisse durable de la demande européenne se traduirait par une réduction du remplissage des vols transatlantiques, une pression à la baisse sur les tarifs ou, à l’inverse, des réductions de capacité pour limiter les pertes. Leurs hubs comme New York, Boston, Miami ou Los Angeles, déjà très dépendants de la clientèle internationale, verraient leurs revenus diminuer. Un boycott pénaliserait non seulement l’aérien, mais aussi l’hôtellerie, la restauration et l’ensemble de la chaîne touristique. Pour l’Europe, un boycott des transporteurs américains profiterait d’abord aux compagnies aériennes européennes et autres (Air France‑KLM, Lufthansa Group, IAG, mais aussi certaines compagnies du Moyen‑Orient), qui pourraient récupérer une partie du trafic sur l’axe transatlantique. Il pourrait cependant réduire la concurrence globale et conduire, à terme, à une hausse des prix ou à une moindre flexibilité pour les passagers, notamment sur les segments affaires très rentables. (Source : air-journal.fr)
Dubaï Airports : quand le record devient la norme
Certains chiffres marquent plus que d’autres… Et avec 95,2 millions de passagers en 2025, l’aéroport de Dubaï revendique ni plus ni moins que le trafic annuel de passagers internationaux le plus élevé jamais enregistré par un aéroport dans le monde. L’activité du hub dubaïote a progressé l’an dernier (+3,1%). Malgré ces chiffres vertigineux, le public n’a apparemment pas eu à souffrir de l’afflux de voyageurs. Les temps de traitement sont restés stables : 99,35 % d’entre eux ont attendu moins de 10 minutes au contrôle des passeports au départ. Et 98,8 % du patienter moins de 15 minutes au contrôle à l’arrivée. Quant aux contrôles de sécurité, ils n’ont pas excédé les 5 minutes pour 98,9 % des passagers. Après tout, le record est devenu la norme à Dubai, comme le rappelle le PDG de l’aéroport. (Source : voyages-d-affaires.com)
Poitiers-Biard : une baisse de 8,9 % du trafic passager en 2025
Au global, le comité syndical du syndicat mixte de l’aéroport de Poitiers-Biard qui s’est tenu le 26 janvier 2026 note « un recul de l’activité commerciale avec une baisse de 8,9 % du trafic passager ». Seuls les déroutements voient leur nombre exploser : 722 ont fait escale à Poitiers-Biard en 2025 contre seulement 344 en 2024. La raison ? « Les vols de Tours, déroutés vers Poitiers en février à cause des travaux sur la piste de Tours, sont inclus dans ces chiffres. » Pour Alain Pichon, le président du Département, fervent défenseur de l’aéroport de Poitiers-Biard, « cet équipement reste essentiel, notamment pour la centaine de vols sanitaires par an pour des greffes d’organes ». Par ailleurs, il promet « relancer d’autres vols commerciaux ».
Air Antilles en sursis : le projet du repreneur Pierre Sainte‑Luce examiné début mars
Le tribunal mixte de commerce de Pointe‑à‑Pitre a accordé un délai supplémentaire au seul repreneur encore en lice pour Air Antilles, l’entrepreneur guadeloupéen Pierre Sainte‑Luce. La décision sur l’avenir de la compagnie régionale, en grande difficulté financière, est désormais attendue le 5 mars. Lors de l’audience du 19 février, les juges ont examiné les offres déposées dans le cadre du redressement judiciaire d’Air Antilles. Selon les éléments présentés, « une seule proposition fait aujourd’hui l’objet de discussions avancées avec les administrateurs judiciaires : celle du docteur guadeloupéen Pierre Sainte‑Luce ». Le tribunal a décidé de « renvoyer l’examen du dossier au 5 mars » afin de permettre de consolider cette offre, notamment sur le plan financier. Les magistrats exigent des garanties supplémentaires pour s’assurer de la viabilité du projet et de sa capacité à reprendre une partie des 117 emplois de la compagnie. D’ici au 5 mars, le projet de Pierre Sainte‑Luce devra être finalisé et sécurisé, notamment sur les volets financement, flotte et organisation sociale. À cette date, le tribunal décidera soit d’homologuer un plan de reprise, soit de se diriger vers d’autres solutions, pouvant aller jusqu’à la liquidation. (Source : air-journal.fr)
KLM stabilise ses comptes en 2025 mais prépare des décisions douloureuses
KLM a stabilisé ses résultats en 2025, mais au prix d’un effort d’efficacité exceptionnel et avec une rentabilité qui reste modeste, ce qui pousse la compagnie néerlandaise à annoncer de nouvelles mesures structurelles pour 2026. Dans un groupe Air France‑KLM redevenu très profitable, la filiale néerlandaise apparaît comme le maillon vulnérable, sous pression des coûts aux Pays‑Bas, des contraintes d’infrastructure à Amsterdam‑Schiphol et des tensions géopolitiques qui allongent les routes. (Source : air-journal.fr)
En Croatie, Ryanair accélère sa croissance et réclame la suppression d’une taxe aérienne
Ryanair muscle sa présence en Croatie pour l’été 2026 avec un programme estival record, misant sur neuf avions basés, 118 lignes et 4,3 millions de sièges, soit une hausse de capacité de 5% sur un an. Le groupe low cost entend capitaliser sur les coûts aéroportuaires jugés compétitifs en Croatie, tout en accentuant sa pression sur Zagreb pour obtenir la suppression d’une taxe de l’aviation civile qu’il qualifie d’« obsolète ». (Source : air-journal.fr)
Motu Link Cargo, arrivée de “Te Hono” à Tahiti, lance son pari du fret aérien inter-îles
Après plus de 17 000 kilomètres de convoyage depuis Toulouse, “Te Hono” s’est posé ce vendredi 20 février à l’aéroport de Tahiti-Faa’a. Ce premier avion de Motu Link Cargo marque une étape décisive pour ce projet polynésien inédit : la création d’une compagnie entièrement dédiée au fret aérien inter-îles. (Source : tahiti-infos.com)
Union européenne : Bruxelles augmente de 50 % le budget jets privés de ses dirigeants
Selon un document d’appel d’offres révélé par Politico, l’Union européenne prévoit de consacrer jusqu’à 16 millions d’euros sur quatre ans aux déplacements en jets privés de ses plus hauts responsables. Un montant en hausse de 50 % par rapport à la période précédente, que la Commission justifie par un contexte géopolitique instable, mais qui suscite de vives critiques, notamment sur le terrain climatique. (Source : parismatch.com)
Sur BFM Business, le patron de la compagnie aérienne estime que l’Union européenne doit mettre en place un mécansime en matière de carburants propres pour éviter une concurrence déséquilibrée avec les opérateurs non-européens. Mais il reste confiant sur la décarbonation de l’aérien notamment grâce aux avions de nouvelle génération. (Source : bfmtv.com)
Après la crise de l’A350, Qatar Airways et Airbus se rapprochent à nouveau
Qatar Airways tourne la page de ses tensions avec Airbus : son nouveau directeur général, Hamad Al‑Khater, fait de l’apaisement avec l’avionneur européen l’une de ses priorités. Hamad Al‑Khater a choisi Airbus pour son premier déplacement officiel à l’étranger, en janvier, à Toulouse. Il y a rencontré le directeur général d’Airbus, Guillaume Faury, pour rétablir un dialogue plus serein. Le dirigeant qatari a évoqué une réunion « brillante » et « fantastique » avec le patron d’Airbus, rapporte l’agence Bloomberg. « Airbus est un partenaire de longue date, ils sont avec nous depuis le début », a‑t‑il souligné dans sa première interview publique au quotidien malaisien The Star. L’objectif affiché est de « harmoniser » la flotte et de stabiliser la stratégie d’acquisitions après des années de turbulences commerciales. Les appareils européens représentent environ la moitié des avions exploités par la compagnie qatarie, y compris une large famille d’A350 et, à terme, des A321neo long rayon d’action. Qatar Airways a aujourd’hui plus de 60 avions Airbus en commande, notamment des A350 supplémentaires et des A321LR attendus dès cette année. Ces livraisons ont été au menu des discussions à Toulouse, tout comme la stabilité des calendriers de production. La compagnie qatarie vise un parc proche de 400 avions à l’horizon 2040, en combinant Airbus et Boeing. (Source : air-journal.fr)
Confronté à des livraisons de moteurs jugées « significativement en retard » par rapport aux engagements, Airbus prévient qu’il pourrait ne pas atteindre son objectif de 75 A320 produits par mois d’ici fin 2027. En cause, les difficultés persistantes de Pratt & Whitney à fournir suffisamment de turboréacteurs GTF pour la famille A320neo et l’A220, alors que le motoriste doit aussi gérer un vaste rappel qui immobilise déjà des centaines d’appareils en service.Les difficultés de Pratt & Whitney ne sont pas nouvelles : son moteur à réducteur PW1000G, dans ses différentes versions, fait l’objet d’un vaste programme d’inspections et de remplacements de pièces, lié à des défauts de matériaux qui ont conduit à l’immobilisation de centaines de monocouloirs dans le monde. Selon des analyses spécialisées, les immobilisations liées à ce rappel ont atteint un pic avec près de 550 appareils au sol à la fin de 2025. Sur le plan juridique, Airbus indique avoir lancé un « processus » à l’encontre de Pratt & Whitney pour faire valoir ses droits contractuels, sans en préciser la nature ni le calendrier. « Comme vous pouvez l’imaginer, nous sommes en litige avec Pratt & Whitney sur ce sujet », explique Guillaume Faury, qui ajoute : « Nous voulons faire respecter nos droits contractuels, mais cela prendra du temps. » (Source : air-journal.fr)
Qantas : le deuxième A350‑1000ULR du Project Sunrise entre en assemblage final à Toulouse
Qantas accélère la mise en œuvre de son « Project Sunrise » : le deuxième Airbus A350‑1000ULR destiné à ces liaisons ultra-long-courriers est désormais en assemblage final à Toulouse, tandis que le premier appareil entre dans une phase avancée d’essais au sol en vue de ses premiers vols d’essai. Ces appareils doivent permettre à la compagnie australienne d’ouvrir, à partir de 2027, des vols sans escale de près de 22 heures entre la côte est de l’Australie, Londres et New York, redessinant la carte du long-courrier mondial. (Source : air-journal.fr)
Après la confirmation d’un retard de dix ans, et la réduction importante du budget du programme ZEROe, le projet de l’avion à hydrogène est incertain. Pourtant la promesse est belle, et le PDG d’Airbus persiste dans ce concept zéro carbone révolutionnaire, qui pourrait redessiner l’aéronautique mondiale. (Source : france3-regions.francetvinfo.fr)
Violences au Mexique : les compagnies aériennes suspendent leurs vols
L’opération militaire mexicaine menée dans l’Etat de Jalisco, qui a coûté la vie au narcotrafiquant Oseguera Cervantes, alias « El Mencho », a déclenché une vague de violences sur l’ensemble du territoire Mexicain. De nombreuses compagnies aériennes ont décidé de suspendre leurs vols et le pays appelle les voyageurs à la plus grande prudence. (Source : deplacementspros.com)
Tempête de neige : des milliers de vols annulés aux USA
Une tempête de neige frappe le Nord-Est des États-Unis, où New York est recouverte d’une épaisse couche de neige. La tempête Hernando, qualifiée de "bombe cyclonique", entraîne une belle pagaille outre-Atlantique, où des milliers de vols sont annulés. Sur la seule journée du dimanche 22 février, 3 436 vols ont été annulés et 7 587 retardés. Et ce lundi 23 février s’annonce encore plus délicat. Selon les données de Flight Aware, d’ores et déjà, 5 348 vols ont été annulés. Nous ne sommes encore qu’au petit matin. Pour la journée du mardi 24 février, 1 333 vols sont annulés. (Source : tourmag.com)
Incident au sol à Amsterdam : collision entre deux 737 de KLM, enquête en cours
Deux Boeing 737 de KLM sont entrés en collision au sol samedi matin sur le tarmac de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, sans faire de blessés parmi les passagers ni les membres d’équipage. L’incident, qualifié de « très exceptionnel » par la compagnie néerlandaise, fait l’objet d’une enquête conjointe avec les autorités compétentes. L’incident s’est produit vers 8 h 30 sur le plateau de Schiphol, à proximité de la jetée D, l’une des zones les plus denses en trafic moyen-courrier du hub néerlandais. Deux Boeing 737-800 de KLM se sont alors touchés lors d’une manœuvre de pushback et de roulage. (Source : air-journal.fr)
La mort de Nemesio Oseguera Cervantes, dit « El Mencho », chef du cartel de Jalisco Nouvelle Génération, lors d’une opération militaire dans l’État de Jalisco, a déclenché une vague de violences coordonnées à Guadalajara et Puerto Vallarta, deux plaques tournantes du trafic aérien et du tourisme au Mexique. Les autorités mexicaines ont confirmé que Nemesio Rubén Oseguera Cervantes, « El Mencho », l’homme le plus recherché du pays et chef du cartel de Jalisco Nouvelle Génération, a été tué lors d’une opération militaire dans l’ouest du Mexique. À l’aéroport international de Guadalajara, des témoins ont fait état d’un « climat de chaos », des passagers courant sur le tarmac et abandonnant leurs bagages pour se mettre à l’abri alors que des coups de feu étaient signalés à proximité des installations. À Puerto Vallarta, des scènes similaires de panique ont été rapportées, alors que des explosions et des incendies étaient visibles depuis la ville et que des routes d’accès à l’aéroport étaient obstruées par des véhicules brûlés. Face à la dégradation de la situation sécuritaire, de nombreuses compagnies aériennes ont interrompu leurs opérations vers la côte pacifique mexicaine. (Source : air-journal.fr)
Samedi soir, un Boeing 777-300ER d’Air France reliant Fort-de-France à Paris a dû faire demi-tour peu après son décollage, après l’apparition de flammes spectaculaires sur l’un de ses moteurs. Alors que le Boeing survolait encore la Martinique, une avarie est survenue sur l’un des deux réacteurs. Des habitants de Ducos et du François ont filmé des flammes et de petites explosions visibles à l’arrière du moteur incriminé. Des vidéos diffusées sur les réseaux locaux montrent un panache lumineux intermittent, assimilé à des « flammes dans un réacteur » par plusieurs témoins au sol. A bord, l’équipage a appliqué les procédures d’urgence prévues en cas de panne moteur, décidant un retour immédiat vers Fort-de-France par « souci de sécurité, conformément aux procédures aéronautiques en vigueur ». Selon le média local RCI, le long-courrier a « tourné plusieurs minutes face à la baie de Fort-de-France » afin de gérer la trajectoire et le poids avant l’atterrissage. Aucun blessé n’a été signalé à bord à ce stade. Les passagers ont toutefois décrit une scène impressionnante, certains ayant vu les reflets des flammes sur l’aile ou aperçu des lueurs depuis les hublots. Ils ont été pris en charge à l’aéroport, avec hébergement et reprogrammation du voyage vers Paris. Dans un entretien distinct accordé à la chaîne Martinique 1ere.franceinfo, le commandant de bord du vol AF895, Richard Reclus, détaille l’incident : « Nous avons décollé normalement. Au bout d’à peine une minute de vol, le moteur droit a commencé à pomper », explique le pilote. Le « pompage » (ou décrochage compresseur) correspond à une mauvaise circulation de l’air dans le moteur, entraînant des combustions irrégulières et des explosions visibles. « C’est très impressionnant, mais c’est l’un des phénomènes les moins dangereux pour le moteur. Moins qu’une panne grave », précise-t-il.
La priorité est toujours de « garder le contrôle de l’avion, puis de gérer la navigation et enfin la communication ». Et « dès les premiers signes d’anomalie moteur, nous appliquons la checklist d’urgence, réduisons la poussée du réacteur concerné et décidons rapidement d’un déroutement si la sécurité l’exige ». (Source : air-journal.fr)
À JFK, un A321 de Delta se trompe de taxiway et déclenche une joute radio très commentée
Un Airbus A321neo de Delta Air Lines, en partance de New York–JFK pour Las Vegas, a pris le mauvais taxiway, déclenchant un échange inhabituellement tendu entre le commandant de bord et le contrôle au sol, largement relayé dans la communauté aéronautique. (Source : air-journal.fr)
Un nourrisson décède à bord d’un vol Air France Nairobi-Paris
Un nourrisson est décédé d’un arrêt respiratoire lundi matin à bord d’un vol Air France qui effectuait la liaison de Nairobi vers Paris, malgré les efforts de médecins qui voyageaient sur ce vol, a indiqué lundi la compagnie. « Ce nourrisson, atteint d’une pathologie cardiaque lourde, venait en France pour des soins », a précisé Air France, en ajoutant que tous les protocoles sanitaires avaient été respectés. (Source : lefigaro.fr)
Un ATR 72-600 de Myanmar National Airlines a été légèrement endommagé par des drones kamikazes alors qu’il embarquait ses passagers à l’aéroport de Myitkyina, dans l’État de Kachin, le 20 février 2026 au soir. L’attaque, sans blessés parmi les passagers et les membres d’équipage, illustre la montée des menaces que fait peser le conflit birman sur l’aviation civile. Des drones de type FPV (first person view), utilisés en mode « kamikaze », auraient été dirigés contre l’aéronef alors qu’il se trouvait au sol, portes ouvertes et passagers à bord. D’après les premiers éléments, au moins un ou deux drones ont atteint l’appareil, qui était en phase de préparation au départ depuis cet aéroport régional clé pour la desserte du nord du Myanmar. Les autorités birmanes indiquent que les impacts ont provoqué des dommages mineurs au niveau du nez, de la partie centrale du fuselage et de l’empennage. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent une trace d’impact et une zone noircie à l’arrière du fuselage, suggérant qu’un début d’incendie a pu se déclarer avant d’être rapidement maîtrisé. Aucun passager ni membre d’équipage n’a été blessé. D’après un communiqué relayé par des médias d’État, « les forces de sécurité ont immédiatement évacué les personnes à bord et mis en œuvre les mesures de secours », avant de sécuriser la zone et de neutraliser les charges explosives restantes sur les drones. Les autorités précisent que des opérations de sécurisation se poursuivent aux abords de l’aéroport. (Source : air-journal.fr)
Au contrôle à l’embarquement, l’application France Identité sera utilisable à partir de l’été 2026
La Direction générale de l’aviation civile a confirmé que « les aéroports en France accepteront France Identité à l’embarquement à partir de l’été 2026 ». Concrètement, les passagers pourront présenter l’application au moment du contrôle d’embarquement, à la place de leur carte d’identité physique, pour des vols au départ des aéroports français à destination de pays intra-Schengen. Au contrôle d’embarquement, le voyageur présentera simplement son smartphone avec l’application France Identité ouverte. Le document numérique affiché permettra de vérifier la concordance entre l’identité du passager et la carte d’embarquement, comme l’impose la réglementation depuis 2018. L’application ne sera cependant utilisable que par les détenteurs de la nouvelle carte nationale d’identité électronique et d’un smartphone compatible. (Source : air-journal.fr)
Tourisme : l’Europe perd des Américains, gagne des Chinois et des Indiens
Selon une enquête de la Commission européenne du voyage, les Américains sont moins nombreux à envisager un voyage en Europe en 2026 qu’en 2025, en raison de « préoccupations économiques croissantes » et des tensions géopolitiques. La croissance du nombre de visiteurs venus des États-Unis ne serait que de 4,2% cette année, marquant un ralentissement après le boom post‑Covid, porté notamment par un dollar fort. En parallèle, les arrivées de touristes chinois vers l’Europe devraient bondir de 28% en 2026 par rapport à l’an dernier, et celles de visiteurs indiens progresser d’environ 9%. Ces marchés émetteurs sont appelés à compenser en grande partie le ralentissement américain, tout en soutenant une montée en gamme des dépenses, la demande se concentrant sur des séjours plus courts mais à forte valeur ajoutée. D’après les projections, le nombre total d’arrivées internationales en Europe devrait encore augmenter de 6,2% en 2026, avec une hausse de près de 10% des dépenses touristiques. (Source : air-journal.fr)
N°4791 - 23 février 2026